table ronde autour du programme de recherche ANR « CORON »
Table ronde autour du programme de recherche ANR « CORON » : « Caractérisation multi-échelle du COnfort amené par les Ressources bio et géo-sourcées dans le cadre d’une rénovatiON légère de logements anciens, analyse de l’acceptabilité sociale ». Avec les intervenants Béatrice Mariolle (architecte), Vincent Dubois (génie civil) et Mélusine Pagnier (architecte) et comme modératrice Cristiana Mazzoni (co-directrice de l’Ipraus).
Cette table ronde se déroulera le lundi 1er décembre 2025 à 17h30 au centre de recherche documentaire de l’unité de recherche Ipraus (école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, bâtiment B, 3e étage, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris).
Pour ceux et celles qui ne pourront pas se déplacer, vous pouvez suivre à distance en cliquant sur ce lien zoom : https://eu01web.zoom.us/j/62972101935
Présentation du Programme de recherche ANR CORON
La recherche ANR CORON associe l’Université d’Artois (Laboratoire Génie Civil et Géo-Environnement), l’unité de recherche Ipraus / Énsa de Paris-Belleville et la Mission Bassin Minier Nord – Pas de Calais.
Son objectif est de démontrer l’efficacité de matériaux innovants et traditionnels à base de bioressources et de géoressources pour une utilisation dans la rénovation légère des maisons anciennes.
Cette recherche a été sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets Science avec et pour la société –Ambitions innovantes. C’est à dire qu’elle a l’originalité d’être à la fois technique et socio-culturelle, alliant recherche en laboratoire et terrain collectif, laboratoire de recherche académique et association locale. Elle s’inscrit au cœur du bassin minier Nord et Pas-de-Calais, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et plus particulièrement à Harnes, dans la cité d’Orient.
Dans ce cadre, l’étude du confort thermique est documentée autant à l’échelle du laboratoire qu’à l’échelle in situ, dans une maison minière. Ce travail de terrain est organisé autour d’une mission d’assistance à la maîtrise d’usage qui permettra de croiser l’expertise d’usage, détenue par les riverains, et l’expertise technique en génie civil. Ce rôle garantit une réelle co-construction des savoirs et de la place donnée aux habitants dans le projet.
La maison minière est considérée comme un Living Lab, est un lieu d’échange de connaissances. Pour ce faire, le projet bénéficie de la mobilisation d’acteurs locaux (le bailleur social Maisons & Cités qui finance la rénovation de la maison, la Chaire “Acclimater les territoires post-miniers”, des étudiants en Master de l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille, l’association » Les Corons d’Orient » avec les habitants du quartier, l’association Post-Mining Network regroupant 45 partenaires français et étrangers). Il s’appuie sur un environnement de recherche scientifique avec des chercheurs pluridisciplinaires (architecture, génie civil, thermique, sciences humaines et sociales) disposant d’un équipement de pointe (instrumentation, tomographe).
Intervenants
– Béatrice Mariolle
Architecte DPLG, docteure en architecture, elle est professeure émérite de l’Ensap de Lille, chercheure associée à l’Ipraus, présidente de l’association Post Mining Network et directrice scientifique de la Chaire « Acclimater les territoires post-miniers ». Présidente de l’association Tepop, elle est engagée dans les transformations environnementales et architecturales des territoires en crise, particulièrement dans les quartiers populaires et les campagnes urbaines. Elle a reçu la légion d’honneur en 2016.
Parmi ses récentes publications : avec Antoine Brès et Francis Beaucire, Territoire frugal : la France des campagnes à l’heure des métropoles, Métis Presses, 2017, avec Philippe Villien, Subagglo en représentations, Archibooks + sautereau éditeur, 2017, avec Jean-Michel Léger, Densifier/Dédensifier : penser les campagnes urbaines, Parenthèses, 2018, avec le collectif Post-Mining Network, Architecture, Landscape, and Design in Post-Mining Territories, Routledge, 2025, avec Antoine Bres et Emeline Bailly, Transitions écologiques des territoires, l’apport des initiatives citoyennes rurales, Apogées, 2025 (parution fin 2025).
– Vincent Dubois
Docteur en génie civil de l’université d’Artois, maître de conférences – HDR, Vincent Dubois est membre du Laboratoire de Génie Civil et géo-Environnement (LGCgE), équipe ER2 (Matériaux innovants) et enseigne à l’Université d’Artois. Ses travaux de recherche portent sur la valorisation, dans le domaine du bâtiment, de géoressources alternatives, comme les boues de lavage de carrières, pour des applications conventionnelles (brique de terre comprimée, carreau, enduit de finition) ou pour de nouvelles techniques de construction (impression 3D, mousse). L’approche se veut multidisciplinaire : rhéologie, mécanique, thermique, acoustique et récemment hygrique.
– Mélusine Pagnier
Architecte HMONP (Énsa-PB), docteure en architecture au laboratoire du LATCH (ÉNSAPL), Mélusine Pagnier est enseignante à l’Université de Lille au sein du Master COMUA (maîtrise d’ouvrage alternative). Ses travaux de recherches interrogent la contribution des pratiques collaboratives face aux enjeux de rénovation énergétique du logement social en France. Dans ce cadre, elle mène depuis plus de quatre ans une « permanence architecturale de recherche » dans une cité minière du Pas-de-Calais pour co-concevoir avec les habitants une rénovation ajustée à leurs besoins et issue des ressources locales. Persuadée de l’urgence sociale et environnementale actuelle, elle a été salariée pendant plusieurs années au sein d’agences et d’associations d’architecture spécialisées dans la participation des habitants et les pratiques frugales et environnementales de rénovation.