Né à Shanghai en 2024 à l’initiative de Tang Min — diplômée du DSA Projet Urbain de l’ENSAPB, puis doctorante à l’ENSAPLV sous la direction de Christiant Pedelahore — le réseau poursuit son ambition : créer un espace de dialogue et de collaboration autour des pratiques urbaines dans les pays du Sud global.
Cette nouvelle édition a réuni une cinquantaine de chercheurs et de praticiens venus notamment du Nigeria, de Tanzanie, du Ghana, de Turquie, de Chine, du Japon, de France et d’Écosse, avec le soutien de l’UNESCO et d’UN-Habitat.
Pendant une semaine, les participants ont alterné atelier étudiant, conférences et découverte du patrimoine urbain de Lagos. L’atelier s’est consacré à la cartographie sensible et à l’élaboration de projets dans deux quartiers d’habitat informel de la ville. Les 24 et 25 août, deux journées de conférence ont ensuite permis de confronter des expériences et des recherches issues de contextes urbains très différents.
Cyrille Hanappe y a présenté Designing with Risk in Mayotte’s Informal Settlements: A Long-term Practice of Vulnerability Reduction, dans le cadre de la session « Rural as New Urban ». Sa contribution a été mise en regard de travaux consacrés au logement informel à Guangzhou et aux franges numériques de Lagos. Ces échanges ont une nouvelle fois montré combien les questions de vulnérabilité et d’informalité traversent les territoires du Sud global, malgré des contextes et des formes urbaines très différents.
La conférence s’est achevée par l’adoption de la Déclaration des Urbanismes Indigènes. À travers ce texte, les participants affirment leur volonté de raconter et de réimaginer l’urbanisme depuis les points de vue, les expériences et les savoirs du Sud global. Ils appellent à un développement urbain plus inclusif, culturellement ancré et socialement juste, capable également de mieux prendre en compte les relations entre territoires ruraux et urbains.
Les participants ont par ailleurs exprimé leur volonté de faire de Southern Urbanism Co-Net une plateforme durable de coopération Sud-Sud, afin de prolonger les échanges au-delà de la conférence.
Pour l’IPRAUS et le DSA Architecture et Risques Majeurs de l’ENSAPB, cette rencontre ouvre déjà des perspectives concrètes. Le séjour à Lagos a permis d’engager des pistes de collaborations comparatives avec plusieurs équipes internationales, notamment à l’Université de Lagos, à Tongji University, à Ardhi University, à Abdullah Gül University et à la Tokyo Metropolitan University. Des collaborations appelées à se poursuivre dans les prochains mois, autour d’une même ambition : croiser les expériences et les savoirs pour mieux comprendre les vulnérabilités urbaines et inventer de nouvelles manières de faire la ville.