11e rencontre autour de ma thèse avec Frédéric Firreri
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11e rencontre autour de ma thèse avec Frédéric Firreri

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La 11e rencontre autour de ma thèse avec Frédéric Firreri aura pour thème « Les enquêtes d’architecture rurale en France 1937-2001 ».

Elle aura lieu le lundi 11 mai 2026 de 13h30 à 14h15 (30 mn échange doctorante/enseignantes et 15 mn questions/réponses avec le public) au centre de recherche documentaire Ipraus (bâtiment B, 3ème étage). Si vous ne pouvez pas assister en présentiel, vous pouvez suivre cette rencontre en distanciel en cliquant sur ce lien zoom.

les intervenants

–  Frédéric Firreri, doctorant Ipraus, sous la direction de Enrico Chapel, échangera sur son parcours et son sujet de thèse
Mirabelle Croizier-Minaire, maîtresse de conférences en théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine, sera la discutante
Patrick Henry (co-directeur de l’Ipraus) animera cette rencontre

Cette thèse est en préparation à l’Université Gustave Eiffel, dans le cadre de l’École doctorale Ville, Transports et Territoires, en partenariat avec l’IPRAUS – Institut Parisien de Recherche Architecture Urbanistique Société (Unité de recherche à l’Énsa de Paris-Belleville).

présentation de la thèse

Cette thèse retrace la genèse, les évolutions méthodologiques et les enjeux historiques liés aux enquêtes sur l’architecture rurale conduites par le Musée des Arts et des Traditions Populaires entre 1937 et 2001. Issu d’un contexte intellectuel de l’entre-deux-guerres marqué par le folklore, la géographie humaine et l’intérêt croissant pour les cultures matérielles, un projet d’enquête sur l’architecture rurale se formalise en premier lieu sous l’Occupation avec le « Chantier intellectuel 1425 ». Celui-ci mobilise de nombreux architectes pour documenter l’habitat rural menacé, selon ses acteurs, par l’industrialisation. À la Libération, cette première enquête se reconfigure, puis cesse en 1948, sans pour autant disparaître. L’ambition scientifique perdure : archives, documents et outils méthodologiques deviennent le socle d’une seconde phase, lancée en 1969 par Jean Cuisenier sous la forme du Corpus de l’architecture rurale. Celui-ci marque un tournant épistémologique : l’analyse de l’architecture rurale glisse vers une approche anthropologique, structurée autour de l’idée d’une classification scientifique de types régionaux. Cette dynamique aboutit à la publication, entre 1977 et 2001, de vingt-trois volumes regroupés dans une collection sous le titre L’Architecture rurale française, corpus de genres, de types et de variantes. Elle matérialise l’ambition finale du projet : transformer une enquête de terrain en un ensemble de références littéraires savantes.
Cette succession de travaux collectifs repose sur un réseau complexe d’acteurs, d’institutions et de dispositifs administratifs, dont l’étude révèle des tensions, des réorientations et des ruptures successives. À travers cette thèse, croisant sources archivistiques, littérature savante et entretiens, est interrogée la manière dont les enquêtes produisent des connaissances nouvelles et les modalités de mise en livre pour constituer une collection d’ouvrages scientifiques. L’objectifest de comprendre comment les enquêtes ont contribué à élaborer une histoire et une analyse anthropologique de l’architecture rurale française, celle du Musée des Arts et des Traditions Populaires. Revenir aujourd’hui sur ces travaux n’a pas pour motif de comprendre comment sont construits les édifices dans une région choisie, mais plutôt de saisir le parcours de ces représentations savantes qui ont donné naissance à une vaste et singulière collection d’ouvrages.

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