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Anabel Mousset
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Les diplômes de  spécialisation et d’approfondissement en architecture (DSA) sont des formations professionnalisantes, destinées aux architectes titulaires d’un diplôme d’Etat ou d’un titre admis en équivalence ou en dispense du diplôme. La qualification conférée par les DSA est le plus souvent valorisée dans l’exercice de la profession au sein des agences d’architecture et d’urbanisme. Elle peut aussi être mobilisée dans le cadre d’équipes pluridisciplinaires constituées à l’initiative de collectivités publiques, par exemple pour la réalisation d’études et la mise en œuvre de grands projets urbains, ou encore pour l’établissement de plans de prévention des risques. Les programmes des organismes internationaux ouvrent des perspectives professionnelles : on citera à cet égard les travaux d’élaboration des plans de gestion relatifs aux biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Enfin, des diplômés du DSA « Architecture et risques majeurs », en réponse à l’appel d’organisations non gouvernementales, choisissent de contribuer à la gestion des situations d’urgence ou de post-urgence.

Jusqu’alors, trois spécialisations étaient proposées. A partir de l’année 2017-2018, un quatrième cursus sera ouvert, sur le thème de la maîtrise d’ouvrage.

Le DSA « Architecture et risques majeurs »

Date limite d'inscriptions :  06 juillet 2018

I - Présentation de la formation

  • Un programme national

 Le DSA Architecture et Risques Majeurs est une offre de formation de spécialisation et d'approfondissement. Elle s'adresse à des diplômés en architecture (diplôme d'Etat d'architecte valant grade de master et diplômes admis en équivalence) qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans la prise en compte des risques majeurs en architecture et en aménagement durable,  ainsi que dans la gestion des crises, de la reconstruction et du développement.

  • Des orientations propres à la formation

Le cursus proposé par l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville et ses partenaires s’inscrit dans toutes les dimensions de ce programme national. Il forme des architectes compétents dans la prévention des risques majeurs et la reconstruction et le développement en situation de crise, avec un objectif privilégié : leur donner la capacité de formuler des propositions architecturales. 

 La conception du projet est au cœur de l’enseignement. Les étudiants acquièrent des connaissances techniques solides en prévention des risques de séisme, vents violents, inondations, et des autres risques naturels ou anthropiques. Pour autant, le travail reste ancré dans la pratique : la formation a pour fil conducteur le diagnostic in situ et l’élaboration de projets, à l’échelle architecturale - qu’il s’agisse de concevoir des bâtiments nouveaux ou d’intervenir sur le patrimoine l’existant -, et à l’échelle urbaine.  

 Le champ d’étude, à partir de la question de la reconstruction en situation de post-crise, s’ouvre aux problématiques du développement durable et de la ville résiliente : le rural et l'urbain, les quartiers précaires et la reconstruction, les approches convergentes entre économies fortes et économies faibles, les bidonvilles, les camps et les phénomènes spatiaux liés aux migrations.

 Portée par l’ENSA-PB, la formation s’appuie sur les compétences des écoles d’architecture, et notamment l’ENSA- Paris Val de Seine et l'ENSAVT de Marne-la-Vallée. Elle est au cœur d’un réseau de collaborations en France et à l’étranger  

 C’est la seule formation dispensée en France qui s’attache à la prévention de l’ensemble des risques majeurs à partir de la démarche et avec les outils de l’architecte. 

 

II - Le projet pédagogique

En première année, la formation s’organise autour de trois axes prioritaires :

1.La maîtrise de la physique des phénomènes naturels et des facteurs de vulnérabilité du cadre bâti vis-à-vis de ces phénomènes.

2.L’établissement de stratégies de prévention des risques par :

- une meilleure conception des bâtiments neufs ;

- l’évaluation et la réduction de la vulnérabilité du patrimoine bâti existant ;

- une meilleure conception de l’aménagement du territoire.

 Le cadre est essentiellement celui du territoire national, et notamment de l’Ile-de-France et des Pyrénées. Le site Prim net  recense huit risques naturels principaux prévisibles sur le territoire national : les inondations, les séismes, les éruptions volcaniques, les mouvements de terrain, les avalanches, les feux de forêt, les cyclones et les tempêtes. La formation met l’accent sur les séismes, les vents violents et les inondations. Les facteurs de vulnérabilité sont abordés de la grande à la petite échelle : territoire, ville, bâtiment, détail constructif. La prise en compte des risques majeurs dès les premières phases de conception d’un bâtiment est le moyen le plus efficace et le plus économique de réduire sa vulnérabilité. Les interventions tardives sont non seulement moins efficaces mais également plus coûteuses et susceptibles de dénaturer l’architecture du bâtiment. A l’échelle urbaine, la réduction des risques passe par l’évaluation des aléas, la prise en compte des interactions entre les différents composants du cadre construit (bâtiments, voieries, réseaux, végétation,…), mais aussi par l’anticipation de la gestion de crise à travers une réflexion sur la localisation des équipements stratégiques, l’accès des secours, la prise en charge des sinistrés… La réduction de la vulnérabilité du patrimoine bâti est un élément d’autant plus important de la stratégie préventive que le taux de renouvellement du parc immobilier est faible : le bâti existant représente donc une part essentielle des futurs enjeux. La démarche comprend l’évaluation de la valeur du patrimoine et de sa vulnérabilité, ainsi que l’élaboration d’une stratégie de réhabilitation et de confortement du bâti.

En deuxième année, le programme porte sur les situations de crise, et le cadre des études s’élargit à l’échelle internationale.L’enseignement s’organise autour de deux axes prioritaires:

-       Préparer les architectes à mobiliser leurs compétences et leur culture particulière, à la croisée de l’ingénierie, des techniques de construction et des sciences humaines, pour participer aux programmes d’intervention en situation d’urgence et de reconstruction au sein d’équipes pluridisciplinaires.

La perte du patrimoine architectural dans la crise fait partie des traumatismes majeurs qui conduisent à un sentiment de perte d’identité pour les habitants. L’assistance et la participation à la restauration du patrimoine font partie des enjeux importants du DSA.

-       Initier les étudiants aux nouveaux enjeux de l’aménagement de l’espace et de la ville précaire et de sa résilience, liés aux déplacements massifs de population ; leur permettre d’appréhender les nouvelles formes d’intervention de l’architecte, à travers les questions de participation, d’économie globale du projet, de recyclage, de programmation, d’impact local, les missions de représentation et de vision. 

Les risques, les catastrophes, les désastres, les guerres prennent une importance déterminante dans la forme des espaces de vie des populations. En 2013, 22 millions de personnes ont été déplacées en raison de catastrophes liées aux aléas naturels, soit près de trois fois plus que les personnes contraintes de fuir un conflit.

Ces déplacements de population entrainent la formation de villes aux formes nouvelles, qu’on ne peut plus qualifier simplement de bidonvilles car elles deviennent des formes urbaines dominantes. L’ONU habitat estime qu’un tiers de la population mondiale, soit plus de deux milliards de personnes, vit dans des variantes de villes précaires. En Asie du Sud Est, 59% de la population vit en bidonvilles, en Afrique, le pourcentage monte à 72%. 67 millions de personnes vivent dans des camps de réfugiés, dessinant ainsi « un paysage global de camp ». Il s’agit bien d’une nouvelle manière d’aménager l’espace.

Le DSA se propose de sensibiliser les étudiants à cette nouvelle donne, et les préparer à la mutation corrélative de leur métier. 

 

III – Perspectives

 Les débouchés pour les étudiants se trouvent dans des administrations travaillant sur la question de la prévention des risques ou des sociétés d’exercice libéral travaillant dans ce domaine et proposant leurs services aux mêmes administrations. Les nouvelles réglementations environnementales, l’irruption de plus en plus fréquente de désastres naturels liés ou non aux actions anthropiques, au réchauffement climatique, à la modification du climat entrainent une demande toujours plus importante des collectivités locales qui veulent pouvoir prévenir le risque. Ils peuvent aussi travailler dans des ONG (Architectes de l’Urgence, Architectes Sans Frontières, Habitat for Humanity…) ou des institutions internationales (ONU Habitat, Union Européenne, Croix Rouge Internationale, Agence Française de développement, ...) œuvrant dans le domaine de la gestion de crise au niveau mondial, en particulier dans des pays à économie faible. Les approches architecturales, techniques, sociologiques qu’ils ont intégrées au cours de leur formation leur donne un profil unique qui répond à une demande réelle sur ces sujets. Enfin, la diversité et la complexité des questions auxquelles ils sont exposés leur donne des outils qui sont à même de leur servir dans toutes les formes de pratiques professionnelles qu’ils peuvent avoir, y compris les plus traditionnelles.  

 

Formation de pointe ouverte sur des problématiques contemporaines, le DSA a pour objectif à terme de former une trentaine d’étudiants par an.

 

Intervenants, partenaires ou consultants du DSA : Amalle Guallezze (Compagnons Batisseurs) - Laurence Féveille (ENSAPVS) - Philippe Lagrange (Juriste) - Michel Lussault (Ecole Urbaine de Lyon)- Jean Marc Leblanc (Croix Rouge Internationale) - Ludovik Jonard (Architecture & Développement) - Cédric Herrou (Agriculteur Militant)- Pilar Mejia (Fundacion por la Educacion Multidimensional - Colombie) - Béatrice Boyer (URD - Urgence Réhabilitation Développement) - Tang Min (Université Catholique de Louvain) - Virginie Rachmul (Gret) - Merril Sinneus (Centre SUD- Situations Urbaines de Développement) - Michael Neuman (Médecins Sans Frontières) - Niclaas Dunnebacke ( Architectes Sans Frontières) - Florian Huyghe (Fondation Abbé Pierre) - Mélanie Playe (Médecins Sans Frontières) - Jacques Anglade (Ingénieur-Architecte bois) )- Anne Burlat (URD) - Majid Hajnirbaba (CRATERRE) - Bernard Pillant (Ingénieur Sol) - Jacques Faye (Ministère chargé du Développement Durable)- Michel Azot (C-PRIM : Centre Pyrénéen des Risques Majeurs)- Guy Sénéchal (géophysicien).....

Laboratoires  partenaires  : LATTS, IPRAUS (Paris Est)

 

Equipe pédagogique : Sarra Kasri & Boris Weliachew - Elodie Pierre - Cyrille Hanappe - Pascal Chombart de Lauwe

Directeur Scientifique : Pascal Chombart de Lauwe

Directeur Pédagogique : Cyrille Hanappe

 

Liens vers les anciens projets : 

 

  

 

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