Cartes des réseaux

 

CarteCooperations

Les réseaux internationaux dans le cadre de la recherche

 

 

Coopération internationale

Le laboratoire IPRAUS, l’école doctorale, le PRES, chacun des trois DSA, le master, la licence, sont autant de cadres de développement de coopérations et de constitution de réseaux en matière de recherche et de formation. La mobilité internationale institutionnelle des étudiants et des enseignants sous-tend ou complète coopérations et réseaux dont participent également les voyages pédagogiques.

Le thème de la métropole

L’histoire de l’école est fortement marquée par la création et l’entretien de réseaux axés d’une part sur Paris et l’Ile-de-France (12 millions d’habitants) d’autre part sur l’Asie du Sud-Est et la Chine. Des partenariats durables se sont organisés à l’intérieur de réseaux : Métropoles d’Asie Pacifique (créé en 1999) puis l’Asian Urban Network (créé en 2011 avec Leiden et Delft aux Pays-Bas, un collège universitaire de Londres et de nombreux partenaires chinois).

Les relations sont fortes avec l’université de Tondji de Shanghai dont nous recevons les étudiants dans nos formations de DSA et de doctorat depuis une dizaine d’années et avec lesquels nous organisons des ateliers de master et de DSA sur place en Chine. Les étudiants chinois sont stagiaires au laboratoire IPRAUS et participent aux programmes de recherche sur les deux territoires.

Des interventions régulières ont lieu en collaboration avec la faculté d’architecture de Phnom Penh. Il s’agit de former les étudiants et les professionnels, architectes, urbanistes ou techniciens français et étrangers, notamment cambodgiens, à des interventions architecturales de qualité. Le projet est basé sur des programmes de recherche engagés dans la mise en place d’un Observatoire urbain du patrimoine à Siem Reap. Il met en perspective la question du rapport patrimoine/développement urbain en Asie du sud-est, avec des équipes travaillant au Cambodge, au Vietnam, au Laos, en Thaïlande ou en Indonésie dans une approche comparative. Appuyé sur des instances locales, il bénéficie du soutien moral de l’UNESCO et de l’association des amis d’Angkor et permet notamment d’organiser annuellement un studio sur le terrain.

Le patrimoine – mise en valeur et développement urbain

Dans le cadre de la recherche et du DSA, des actions sont développées avec l’Institut de recherche en Urbanisme à Ventiane pour une meilleure connaissance des villes Lao et de leurs patrimoines et à Siem Reap pour assurer la mise en place d’un programme de formation initiale et permanente. Un colloque a été organisé en 2008 sur les problématiques du classement des sites architecturaux remarquables au patrimoine mondial de l’humanité.

Un accord a été signé avec l’Université de Tianjin sur le port de Pékin afin de travailler sur la préservation, sur la mise en valeur et sur le risque touristique autour de la Grande Muraille, problématique que connaissent nos villes historiques (Rome, Venise, Paris…)  et à laquelle l’école est sensibilisée à travers sa participation au réseau des sites Vauban inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. La politique de l’Unesco en la matière a d’ailleurs été présentée à l’école en juin dernier par Francesco Bandarin, sous-directeur général pour la culture. Avec lui et en collaboration avec les universités de La Sapienza (Rome), Madrid et Venise notamment, l’école va participer à un mastère européen relatif à l’intervention dans les villes dites historiques.

Avec le département Architecture de l’Université « La Sapienza » sont organisés depuis plusieurs années des travaux communs de studio, inscrits dans le programme des 2 écoles. A partir d’un site choisi en Italie, il s’agit d’aborder les villes en transformation et des projets contemporains en villes historiques. Cette coopération a concerné sur 10 ans près de 130 étudiants. Elle s’est élargie en un réseau beaucoup plus vaste auquel participent des pays de l’Est, le Japon (Hiroshima, Nagasaki), Barcelone, dans un même objectif de travailler sur des sites historiques. Cette coopération vise notamment à créer à Belleville un centre de projets de candidatures pour la reconnaissance de sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et pour une formation au plan de gestion de ces sites.

Le thème des risques majeurs

L’école, par la formation conduisant au DSA « Architecture et risques majeurs », est au cœur d’un réseau international qui comprend des administrations (ministère de l’écologie, du développement durable et des transports) ; des organismes d’enseignement et de recherche (5 écoles nationales et le laboratoire CRAterre de l’école de Grenoble et les Grands ateliers de l’Isle d’Abeau). Des intervenants sont issus d’organismes tels que le bureau de recherches géologiques et minières, l’unité risque sismique (BRGM), le centre mondial de services satellitaires, chargé de la lutte contre le réchauffement climatique…. Des ateliers sont accueillis par des collectivités territoriales : en France : diverses communes des Pyrénées, un partenariat avec le centre antisismique nord-pyrénéen à Lourdes devrait en outre se conclure prochainement, diverses communes et conseil régional de la Martinique, de la Guadeloupe, ou à l’étranger (Pérou, Djibouti, cette année Haïti). Des organisations non gouvernementales sont partenaires (par exemple la Fondation des architectes de l’urgence) ou s’associent plus ponctuellement à l’occasion des ateliers cités plus haut (ex. collaboration avec le Haut comité des Nations Unies pour les réfugiés à Djibouti).

Un enseignement ouvert sur le monde

Des partenariats de longue durée se sont développés dans le cadre du cursus avec des écoles étrangères pour permettre à des étudiants de même niveau de travailler sur un projet commun et ainsi d’appréhender la culture du pays partenaire et son approche en matière d’architecture. Quelques partenariats peuvent être cités en exemple :

  • Avec le département architecture de l’université de Kyunghee de Corée du Sud est organisé chaque année l’accueil d’un groupe d’étudiants coréens pour un workshop mixte dont les résultats font l’objet d’une brochure. En complément, selon les années, un à deux étudiants de notre école sont invités à participer à un enseignement/voyage d’étude en Corée. Ce réseau est important et structurant : nous avons fêté en 2010 le 50ème enseignant d’architecture coréen formé à Belleville… dont plusieurs doyens.
  • Le partenariat a été établi depuis 1989 avec l’école de Stuttgart, à travers le développement d’une recherche sur la mise en œuvre des matériaux et la participation depuis 10 ans d’un professeur de cette école à nos jurys,
  • L’accueil, depuis 2 ans, dans le cadre d’un studio de master d’un workshop annuel d’un mois organisé avec le département architecture de l’Université d’Austin (Texas), devrait ouvrir à réciprocité en 2012. Il fait suite à la coopération entre la communauté européenne et les États-Unis au travers d’ateliers intensifs biannuels qui s’étaient déroulés dans les écoles américaines de Princeton, Rice et UCLA, et en Europe à Belleville, à Barcelone et à la AA à Londres,
  • Une convention récente amorçant une coopération avec l’université de technologie de New-York et augurant la création d’ateliers d’été,
  • Si des échanges ont déjà lieu avec l’UNAM de Mexico et l’université de Bogota, plusieurs enseignants de l’école portent des projets de développement d’un réseau en Amérique latine : Mexique/ Pérou/ Colombie,
  • Dans le cadre du festival Estonie Tonique 2011, un worshop commun d’une semaine en septembre à Paris et un colloque organisé en novembre 2011 devraient être l’amorce d’une collaboration avec l’Université de Tallinn,
  • Une convention avec l’université technique de Delft basée sur un échange d’enseignants se poursuit aujourd’hui dans l’organisation de studios de master sur des sites et thématiques communs,
  • Depuis plus de dix ans des échanges annuels permettent l’organisation d’une « summer school » à Bergame avec l’Université de Milan. Dans le même esprit, dans le cadre du festival Estonie Tonique 2011, un workshop commun autour de la problématique du bâti contemporain dans la ville ancienne, d’une semaine en septembre à Paris et un colloque organisé en novembre 2011 devraient être l’amorce d’une collaboration avec l’Université de Tallinn.
  • 30 étudiants de master développent annuellement un studio sur le terrain au Cambodge. Le thème est la métropolisation qui est l’objet de travaux des laboratoires réunis au sein de l’UMR AUSser avec l’observatoire franco-khmer de Siem Reap. Créé en 2005 et soutenu par le ministère de la culture, cet observatoire  étudie les recompositions architecturales et urbaines d’un territoire situé à proximité d’un site patrimonial, Angkhor en l’occurrence. Ce partenariat s’inscrit fortement dans une préoccupation d’engagement citoyen de l’architecte autour de la préservation d’un patrimoine de renommée internationale et d’un habitat traditionnel menacés par le développement touristique et l’asséchement de la zone humide.
  • En 2012, les étudiants de l’école participeront à un workshop international en collaboration avec l’université royale des Beaux-arts de Phnon Penh à Kep au Cambodge dans le cadre d’une exposition de valorisation du patrimoine préparant l’extension de ce site balnéaire, qui sera présentée à Paris en 2013.
  • Avec le département Architecture de l’Université « La Sapienza » de Rome sont organisés depuis plusieurs années des travaux communs de studio inscrits dans le programme des deux établissements, à partir d’un site choisi en Italie sous la direction d’un architecte de chaque école, ayant pour thème les villes en transformation et les projets contemporains en villes historiques. Ce réseau s’est élargi autour de la nouvelle politique de l’UNESCO avec Francesco Bandarin, sous-directeur de la culture, en matière de villes historiques. Il regroupe déjà un département d’architecture de Madrid et l’ICOMOS France.
  • Dans cette continuité, Paris-Belleville projette de s’associer au projet de mastère international sur le thème du paysage urbain historique organisé par l’université de la Sapienza de Rome et le Politecnico de Madrid autour des travaux sur l’évolution de la gestion des sites classés au patrimoine de l’UNESCO (il s’agit maintenant se préoccuper non seulement de la ville ancienne mais aussi de la périphérie et d’élaborer de véritables plans de gestion des sites). Cette association se concrétisera par des échanges d’étudiants et d’enseignants et par la participation à des recherches ou coopérations communes.
  • L’école est par ailleurs très investie dans le projet de parcours européen de master sur le thème de l’urbanisme du PRES. Seront associées les universités de Milan, de Hambourg et de Paris-Est dans ce cursus qui prévoit deux semestres dont l’un à Paris et l’autre à l’étranger. Chaque semestre se composerait de cours, d’un atelier et d’un séminaire international et Paris-Belleville serait le lieu d’organisation de l’atelier pour le semestre français. Ce diplôme a un double enjeu : développer les actions interdisciplinaires que le PRES permet et renforcer l’ouverture internationale des étudiants du pôle, avec pour objectif de s’inscrire à terme dans des labels de type « Erasmus mondus »

Doctorat international d’architecture Villard d’Honnecourt

Contexte général

Le doctorat Villard de Honnecourt est un doctorat international à l’initiative de six établissements universitaires italiens. La seconde session de ce doctorat s’achève en 2011-2012. L’ensa-PB participe à cette action depuis sa définition et sa première session. L’établissement représente la France. Actuellement les établissements participants sont :

-  Universita IUAVenise, établissement coordinateur

-  Universita degli studi di Camerino

-  Universita degli studi di G. d’Anunzio Chieti-Pescara

-  Universita degli studi di Genova

-  Universita degli studi di Napoli Federico II

-  Universita degli studi di Palermo

-  École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

-  Technische Universiteit Delft (Holland)

-  Universidad Politecnica de Madrid (Spain)

-  LAU Libanese American University

Le coordinateur de cette seconde session est le professeur Pippo Ciorra.

À chaque session des universités ou écoles provenant de pays récemment intégrés à l’UE (l’école des Beaux arts de Tallinn, Estonie, 1ère session) ou susceptibles de profiter de cette émulation (LAU de Beyrouth, seconde session) sont invités à participer.

Intérêt pédagogique pour les étudiants

Structure opérationnelle

Le doctorat repose sur un échange entre étudiants et enseignants lors d’un séminaire itinérant organisé trois à quatre fois par an par un des établissements participants. Les enseignants (en général deux par établissement) accompagnent deux étudiants (généralement boursiers). Les enseignements et échanges se font en anglais langue de soutenance et de rédaction. Les thèses sont également rédigées dans la langue maternelle des candidats. L’intérêt de ce doctorat, dont la thématique est depuis son origine l’identité européenne en architecture, est l’extension de l’étude de la discipline architecturale (corpus, méthodes, cultures, histoire, territorialité etc.) aux frontières de la communauté européenne. La confrontation a l’avantage de se focaliser sur l’architecture, enseignée par des architectes sans inféodation à l’altérité d’une discipline universitaire différente. La complexité reconnue de l’architecture impose naturellement le croisement avec les disciplines consubstantielles : sciences et techniques, arts, sciences humaines et sociales (Histoire, Sociologie, Urbanisme en particulier). Des invités spécifiques participent à chaque séminaire.

Les séminaires durent généralement une semaine. Autour d’une thématique ou d’une problématique, ils comprennent des visites (architectures, quartiers, expositions), des conférences et systématiquement une présentation individuelle de l’avancement du travail de thèse pendant les trois années. Le séminaire ultime accorde la possibilité de soutenir à l’issue des trois ans ou si nécessaire de reporter la soutenance après une année d’approfondissement. La soutenance finale et la coordination générale du doctorat sont assurées par l’école doctorale de l’IUA de Venise dirigée par Alberto Ferlenga, qui fut le responsable de la première session du doctorat entre 2003 (année de préfiguration) et 2007.

Rappel du fonctionnement de la session en cours

Le recrutement 2008-2011 a eu lieu fin 2007. Centralisé à Venise l’ensemble des candidatures a donné lieu à un recrutement unique par un jury international indépendant. Parmi les candidats se présentant pour étudier à l’ENSAPB, on notera plusieurs candidatures étrangères. Marion Nielsen et Delphine Désert, architectes DPLG, diplômées de l’ENSAPB ont été retenues par le jury.

Évolution entre la première (DVH1) et la seconde session du doctorat (DVH2)

Une modification importante, conditionnant la reconduction du doctorat (DVH2), a été opérée en 2007 par l’IUAV, école pilote et initiatrice du doctorat international. Il s’agit de la fusion, en une unique école doctorale entre les différents départements comportant un doctorat. Les conséquences directes concernent par exemple la mutualisation des conférenciers et invités exceptionnels dans un calendrier unique et concerté.

Durant la session 2008-2011, seconde session du doctorat (DVH2), la fréquence des rendez-vous communs, entre le corps enseignant (collegio docenti) et les doctorants, par le biais des séminaires itinérants est conservé (trois à quatre par ans). Il a été demandé aux établissements participants de renforcer l’encadrement. En ce qui concerne les enseignants de l’école, un rendez-vous avec les deux doctorantes est proposé toutes les trois semaines. Des rencontres intermédiaires aux séminaires principaux sont souhaitées. Leur mise en place nécessite une logistique et une disponibilité qui obligerait à étendre l’extension de la coordination à d’autres enseignants chercheurs.

Gestion du projet

Budget

Le financement de cette formation repose sur :

-  l’obtention de bourses. Dans les établissements participants des bourses soutiennent les doctorants dans leur effort à réaliser leur thèse en trois années.

-  la mise à disposition de deux enseignants pour coordonner le séminaire (un par période trois ans) et organiser le travail des doctorants jusqu’à la soutenance.

-  le financement d’un séminaire d’une semaine par session et de rencontres intermédiaires (locales ou régionales) à l’échelle européenne.

-  la participation aux frais engagés par l’itinérance (transports aériens et hébergements) des deux étudiants et des deux enseignants.

À l’issue du travail d’écriture, une traduction de qualité doit permettre une véritable équivalence du sens entre le texte final en français et en anglais. Le recours à un traducteur spécialisé est jusqu’à présent indispensable.

La participation au jury centralisé à Venise entraine des coûts de déplacement et d’hébergement ainsi que la prise en charge de ceux liés à la présence d’un membre du jury.

Financement

Aucune bourse, ni subvention extraordinaire n’a été accordée aux participants de cette seconde session, malgré une recherche approfondie de financement, liée à la discipline et à l’action expérimentale menée.

À l’inverse il faut souligner l’importance d’un soutien actif et régulier depuis 2004 par le Ministère de la Culture dans le cadre du financement des actions internationales. L’ensa-PB à organisé le séminaire de la première session.

L’année 2010

2010 est la dernière année de la seconde session du doctorat (2007-2010). Trois séminaires devaient s’y dérouler dont celui de l’ensa-PB, afin d’accompagner les étudiants dans la finalisation de leur thèse. Le printemps de l’année 2011 est consacré aux soutenances et au commencement de la troisième session.

L’année 2011

Une campagne de recrutement pour la participation à la troisième session du doctorat a été conduite en début d’année 2011. Elle s’est traduite par une absence de candidature française et d’inscription à l’ENSAPB, malgré le recours à un mailing adressé aux trois dernières promotions d’ADE diplômés.

Le collège enseignant réunit en février à Venise a décidé du report de soutenance de Marion Nielsen et Delphine Désert en 2011.

L’année 2012

Le doctorat Villard de Honnecourt a commencé cette année sa troisième session triennale. Aucun étudiant de l’école n’est finalement inscrit, ceux qui étaient intéressés étant notamment rebutés par la nécessité d’écrire la thèse en anglais. Nous avons décidé conjointement avec les responsables italiens d’inscrire une étudiante italienne sur notre quota et de participer au suivi des séminaires, la possibilité restant d’inscrire directement en deuxième année un second étudiant, qui serait par ailleurs inscrit en doctorat à Paris-Est, à la rentrée 2012.

Perspective et pérennisation

Nos partenaires européens sont parmi les plus renommés d’Europe, sont sérieusement engagés dans ce doctorat et cherchent à en obtenir l’habilitation à Bruxelles en tant que doctorat européen.

Partenariat avec le Shibaura Institute of Technology (SIT) workshop franco-japonnais

Un échange d’étudiants et d’enseignants entre le SIT de Tokyo – et l’école de Paris-Belleville existe depuis 1996. La convention de collaboration avec le Shibaura Institute of Technology of Tokyo a été reconduite en 2009 pour 4 années.

Il se traduit en particulier par un workshop d’un mois qui a lieu alternativement une année à Paris et l’autre à Tokyo. Depuis l’origine le professeur Shinobu Akahori en garantit la continuité et l’organisation.

L’échange pédagogique d’un mois environ (quatre à cinq semaines) est organisé chaque année. Il comporte un workshop de trois à quatre semaines et un voyage pédagogique qui rend compte de la contemporanéité et de l’histoire de l’architecture du pays d’accueil.

Le workshop est co-encadré par des enseignants de chaque établissement. Les étudiants sont appelés à travailler en équipe et à communiquer en anglais. Un jury international se réunit et un ouvrage retrace le travail accompli et son évolution.

Le programme et le site du workshop sont établis en amont sur proposition des enseignants de l’établissement qui accueille. L’hébergement et la restauration sont à la charge des invités. Les transports et l’organisation du voyage d’étude sont à la charge de l’invitant.

L’intérêt d’un tel workshop est de croiser des pratiques projectuelles, culturelles et pédagogiques dans un travail de groupe. Le programme proposé aux étudiants permet à la fois de poser les questions de l’inscription dans la ville d’une architecture selon des modalités en vigueur dans chaque site, mais aussi de concevoir un édifice dont ils doivent interpréter le type au profit d’un espace contemporain. Le logement universitaire en est un exemple, déjà exploré à plusieurs reprises.

Après une première expérimentation en février 2011 à Tokyo intégrant l’université coréenne de Hanyang de Séoul, reconnue comme très positive par les organisateurs et les participants, les responsables pédagogiques des échanges engagés : Shinobu Akahori, Jinkouk Séong et Alain Dervieux, tous trois diplômés de l’ENSAPB, ont proposé d’étendre par conventions bilatérales le programme d’échange aux trois établissements. Une convention signée en février 2012 a formalisé ce partenariat.

Le tsunami et ses redoutables conséquences se sont produits en 2011 une semaine après le départ des étudiants coréens et français de Tokyo. L’ENSA-PB reçoit ses partenaires cette année, l’Université de HangYang en 2013. Le retour au Japon aurait lieu en 2014, temps de recul circonstanciel.

Trouver la place du workshop dans le calendrier universitaire est l’une des difficultés à surmonter. Le mois de septembre est suggéré, mais jusqu’à présent c’est l’entre semestre qui a pu être dégagé par l’avancement du rendu de projet d’une semaine et une reprise après l’intensif de 3ème année. À Paris, la recherche d’une équivalence entre le travail d’intensif de sociologie urbaine et la plongée en milieu urbain tokyoïte et son étude paraît compréhensible.