IPRAUS
Institut Parisien de Recherche : Architecture, Urbanistique, Société

Département de l'UMR 7543 du CNRS (actuellement FRE 2408)
Laboratoire de l'Ecole d'architecture de Paris-Belleville
Laboratoire de l'Université Paris X-Nanterre


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Centre de documentation | Les Cahiers de l'Ipraus

Villes, Architectures, Patrimoines :
Maghreb et Proche-Orient

Responsable : Serge Santelli

La recherche approfondie sur la typologie de la maison orientale est menée en partenariat étroit avec le Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées " Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb et Proche-Orient ". La recherche est axée de manière continue sur la maison maghrébine en partenariat avec des chercheurs marocains (Saïd Mouline, entre autres). Ces quatre dernières années le travail s'est concentré sur les villes côtières du Maroc (Azemmour, Essaouira et Salé) qui possèdent toutes une structure urbaine similaire et une typologie résidentielle similaire. Dans les années qui viennent il est prévu de travailler sur les villes du Nord marocain, et en particulier sur la médina de Chefchaouen, petite ville de montagne influencée par la proximité andalouse.
Ces études ont un intérêt patrimonial évident et ont pour objectif, non seulement de définir les spécificités architecturales et spatiales des maisons étudiées, mais aussi d'étudier leur niveau de pérennité patrimoniale. Ces études permettent ainsi de contribuer à une meilleure connaissance de l'état du bâti et peuvent contribuer à la réalisation d'un plan de sauvegarde et de développement.

· Maisons orientales
Quatre projets ont été initiés en dehors du Maghreb : les maisons d' Ispahan, projet actuellement en voie d'achèvement, les maisons de Mossoul, les maisons d'Harar et les maisons ottomanes.


Maison Alaftchan, Ispahan

· Les maisons d'Ispahan

Responsables : Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants extérieurs : Pierre Pinon, historien, chercheur associé IPRAUS, Darab Diba, Simon Ayvazian, Ali Farzin (Iran).
Partenaires institutionnels : Ecoles d'architecture de Paris-Belleville et de Paris-La Villette, Département d'architecture de la faculté des beaux arts de Téhéran, Service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France à Téhéran.

Ce programme, commencé en 1995, s'est déroulé autour de quatre séjours à Ispahan. La recherche vient de donner lieu à la publication d'un ouvrage. Il a été réalisé avec des enseignants architectes de la faculté des beaux arts de l'université de Téréran qui ont participé à la rédaction d'un certain nombre d'articles.
Maisons d'Ispahan, Darab Diba, Philippe Revault, Serge Santelli (dir.), Paris, Maisonneuve et Larose, 2002.

· Les maisons de Mossoul.

Responsables : Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants : Pierre Pinon, historien, chercheur associé IPRAUS
Partenaires institutionnels : Ecoles d'architecture de Paris-Belleville et de Paris-La Villette, Département d'architecture de l'université de Bagdad, Département d'architecture de l'université de Mossoul.

Ce programme de recherche est en cours. Il a commencé en 1999 et s'est interrompu momentanément par manque de soutien financier. Une deuxième mission serait nécessaire pour compléter le travail déjà réalisé. En recherche de financement complémentaire.

· Les maisons d'Harar

Responsables : Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants : Pierre Pinon, historien, chercheur associé IPRAUS, Karine Martin, architecte, attachée de recherche.
Partenaires institutionnels : Centre français des études éthiopiennes à Addis Abeba Ethiopie, Ecole d'architecture de Paris-Belleville, Bureau des sports et de la culture d'Harar, Centre culturel "Maison Rimbaud".

Harar est une ville islamique fondée vers le XIIIe siècle par des Arabes venus du Yemen et d'Arabie. Pendant longtemps la ville, qui est devenue un centre commercial et culturel important sur la route des caravanes reliant l'Afrique centrale à l'Arabie, a été un Emirat indépendant. A la fin du XIXe siècle la ville a été conquise par l'empereur Menelik et est intégrée depuis cette époque à l'Ethiopie. Harar est une ville dont l'histoire est très spécifique en Ethiopie et a gardé jusqu'à nos jours presque intacte sa structure urbaine et l'essentiel de son tissu architectural domestique.
La typologie des maisons harari est double. On trouve d'abord la maison harari traditionnelle, d'inspiration islamique, complètement introvertie et constituée d'unités volumétriques simples. On trouve également, à partir du début de ce siècle des maisons indiennes, extraverties, construites sur les parties hautes de la ville, dont les galeries en bois extérieures s'ouvrent sur le paysage. Enfin on trouve un type mixte, métissage de la typologie traditionnelle harari et d' éléments d'extension de tradition indienne.
Ce programme spécifique a commencé en juillet 2001 par un relevé d'architecture d'une vingtaine de maisons. La recherche est en cours. Elle devrait être continuée en 2002 par un second séjour sur place pour envisager avec les autorités locales un partenariat susceptible de déboucher sur la réalisation d'un plan de sauvegarde de la ville.
Ce travail de recherche est réalisé en partenariat avec le DESS "Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb et Proche-Orient". L'objectif est de réaliser, sur le long terme, un ouvrage d'architecture intitulé "Maisons d'Harar", fin de l'année 2002, sur le modèle de ceux déjà réalisés ou en cours.

· La maison et la ville ottomane

Responsables : Alain Borie et Pierre Pinon

Si l'on s'en tient à une définition strictement historique, on peut appeler " maisons ottomanes " les habitations construites pendant la période de l'empire ottoman dans toutes les régions gouvernées par l'administration de cet empire.
Existe-t-il un type d'architecture domestique spécifiquement ottoman, comme il existe un type de mosquée ottomane assez reconnaissable ? Existe-t-il un type de ville spécifiquement ottoman ? C'est ce dont on pourrait douter, devant l'extraordinaire variété des architectures rencontrées dans l'ancien empire. A première vue, il n'existe aucune affinité entre des maisons d'Istanbul, de Belgrade, de Sanaa ou d'Alger… L'immense extension de l'empire ottoman, aussi bien dans des régions européennes que dans les pays arabes, n'a pas permis l'homogénéisation de l'architecture domestique (ni même de l'architecture monumentale) sur une aussi vaste étendue.
S'il existe un type traditionnel de maison très répandu dans toutes ces régions, ce sont les " maisons à cour ", type dominant dans toutes les régions méditerranéennes depuis la période antique pratiquement jusqu'à la période contemporaine. Les types de maisons de la période ottomane, dans leur grande majorité sont effectivement des variantes de maison à cour, particulièrement dans les pays arabes. Marginalement on rencontre aussi des " maisons-tour ", dans la péninsule arabique ou dans les régions du Pelion ou de Thessalie.

En fonction du corpus d'exemples dont nous disposons, nous restreignons notre étude de la maison et de la ville ottomane aux limites de l'actuelle république turque, ainsi qu'à la partie balkanique de l'ancien empire. Nous retrouvons là, fondamentalement, la même diversité typologique dans les architectures, le même contraste dans les tissus urbains. Mais dans la partie nord-ouest de la Turquie d'Asie, en Thrace et dans la Grèce du Nord, on peut observer l'émergence d'un type architectural tout à fait original, spécifique de la fin de la période ottomane, " la maison à sofa " qui forme un tissu urbain plus ou moins dense suivant les villes considérées.


Maison Zavalian, la cour jardin, Ispahan

· DESS " Villes, Architectures, Patrimoines : Maghreb et Proche Orient "
L'organisation et l'orientation du DESS sont exposées page 43.

· DEA " Le projet architectural et urbain : théories et dispositifs "

Mémoires de DEA soutenus sur le Maghreb et le Proche-Orient de 1998 à 2001

· Ramak BORZOOI
Le rôle de la cour dans l'architecture, dans la formation des quartiers et de la ville (Yazd - Iran), 2001, sous la direction de Pierre Pinon.

· Tarik BELLAHSENE
De Tizi-Ouzou, village de création militaire, à la vallée du bas Sébaou/plaine de l'Isser : 1857-1877, le premier espace colonial de Grande Kabylie,1999, sous la direction de Pierre Pinon.

· Thèses en cours

· Tarik BELLAHSENE
Formation de l'espace urbain colonial en Grande Kabylie : 1857-1890, de la plaine vers la montagne, sous la dir. de Pierre Pinon.

· Ida KASDI
L'espace Ksourien : pérennité et mutation, sous la dir. de Pierre Clément et Serge Santelli.

· François KHARRAT
La formation des quartiers résidentiels de Beyrouth à l'époque du Mandat français, sous la dir. de Pierre Pinon.

· Sami MIMITA
Développement touristique et patrimoine : folklorisation ou mise en valeur ?, sous la dir. de Pierre Clément.

· Derin ONCEL
Formation d'un nouveau type d'habitat à Istanbul au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, sous la dir. de Pierre Pinon.

· Mohamed SLIMENE
Les promenades sur le bord de la mer, sous la dir. de Pierre Clément.

L'Enseignement de Recherche


· CEAA " Métropoles d'Asie-Pacifique "
Responsables scientifiques : Pierre Clément, Charles Goldblum, Yong-Hak Shin (coordinateur pédagogique)
Autres enseignants : Christian Pedelahore, Jean-Jacques Dupuy, Nathalie Lancret

Formation spécialisée de 3e cycle et post-diplôme en architecture et aménagement urbain sur les grandes villes de l'Asie-Pacifique, organisée par les Ecoles d'Architecture de Paris-La-Villette (gestionnaire du programmme), Paris-Belleville, Paris-Villemin et l'Institut Français d'Urbanisme (IFU), Université de Paris VIII-Saint Denis.

Cette formation habilitée par la Direction de l'Architecture et du Patrimoine depuis 1984, répond à un double objectif :
- Développer l'analyse, les méthodes d'approches et l'instrumentation de connaissances spécifiques sur les phénomènes urbains dans l'aire Asie-Pacifique
- Former des professionnels à l'intervention architecturale et urbanistique.

L'Asie-Pacifique, aire de très longues traditions urbaines, se caractérise aujourd'hui par les mutations rapides de ses villes, dans un contexte marqué par deux décennies de forte croissance économique. Compte tenu de ces spécificités, la formation privilégie, sur le principe d'un travail de terrain, trois démarches :
a/ l'analyse des formes urbaines et architecturales existantes dans une perspective d'intervention sur les villes, respectueuse de leur histoire et de leur tradition.
b/ L'étude des processus de développement, des modes d'extension, des procédures de gestion, dans leur rapport aux pratiques de conception et de mise en œuvre.
c/ la pratique du projet urbain sur les sites étudiés et choisis pour leur valeur démonstrative des mutations en cours.

Les précédents terrains ont principalement porté sur : Séoul, Bangkok, Phnom Penh, Hanoï, Ho Chi Minh-ville, Vientiane; avec en perspective Djakarta, Manille, Shanghaï, Taipei, Kuala Lumpur, Singapour, Hong Kong. Les occcasions de mise en situation par des stages de longue durée sur le terrain auprès d'agences d'architectes, de collectivités locales, d'institutions de recherche ou d'entreprises du bâtiment sont systématiquement développées.

La formation est ouverte
- aux étudiants du 3ème cycle des Ecoles d'Architecture participantes et aux autres après acceptation de la demande de transfert
- aux titulaires d'un Diplôme d'Architecture français ou étranger, Diplôme d'ingénieur, Maîtrise d'urbanisme, Diplôme permettant l'accès à un troisième cycle universitaire
- aux étudiants du DESS de l'IFU option "Ville et Développement" selon des modalités spécifiques.
- par décision individuelle du Directeur de l'Ecole d'Architecture gestionnaire, sur proposition des responsables de la formation, aux candidats ne possédant pas les diplômes mentionnés ci dessus

Durée et validation des études
a) 1 an : post-diplôme Certificat d'Etudes Approfondie en Architecture- Métropoles d'Asie-Pacifique (DPEA MAP)
b) 2 ans : 3ème cycle DPLG des écoles participantes
c) 2 ans : au titre d'une convention avec l'IFU, possibilité de Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) d'Urbanisme et Aménagement option "Ville et développement - expertise internationale"

· CEAA "Architecture urbaine"
Diplôme d'enseignements approfondis inter-écoles EAPB, EAPV, EAPD, EAPS, EAN
Coordination : Nicole Eleb-Harlé, responsable de la formation
Enseignants : Frédéric Bertrand, Marc Breitman, Nicole Eleb-Harlé, Antoine Grumbach, François Laisney, Michèle Lambert, Pierre Micheloni, Jean-Michel Milliex
Enseignants associés : Monique Eleb, Philippe Gresset, Philippe Panerai, Jérôme Treutel (E.A.Paris-Malaquais), Yannis Tsiomis, Nicolas Soulier , Philippe Revault (E.A. Paris-La Villette), Aleth Picard (E.A. Normandie)

Formation à la composition urbaine : La Métropole Parisienne

Cette formation est issue des enseignements regroupés antérieurement au sein du C.E.A. Architecture Urbaine de l'EAPB. Les terrains de réflexions qui rassemblent ses membres, enseignants-chercheurs ou praticiens des différentes Ecoles d'Architecture, sont ceux de la métropole Parisienne. L'approche des formes urbaines et des projets se veut à la fois spécifique de ce territoire et de son histoire, et comparatiste vis à vis d'autres grandes régions capitales Européennes. L'architecture Urbaine se situe au point d'articulation entre l'échelle architecturale et celle de l'urbanisme. Son champ d'application est celui des conditions de transformations des paysages urbains. Son échelle intermédiaire désigne comme objets de travail privilégiés les modalités diverses selon lesquelles se composent et s'articulent les rapports entre espaces publics, espaces privés et architecture dans la ville. Les contextes conjugués de la métropolisation, de la nature sédimentaire des phénomènes urbains et territoriaux, la construction de la ville sur la ville, constituent les enjeux actuels des recompositions urbanistiques. Patrimoines historiques et contemporains, centres denses et périphéries disséminées, infrastructures polarisantes des richesses et enclaves exclues s'y côtoient.
Le contenu se focalise sur les savoirs théoriques et pratiques liés à la conception urbanistique, les méthodologies de l'analyse urbaine et ses rapports au projet urbain. L'enseignement des séminaires et des cours dresse un bilan des théories de la composition urbaine et de l'évolution des formes urbaines. Les séminaires s'attachent à l'analyse des phénomènes urbains aux différentes échelles ; ils forment à la lecture des échelles territoriales (périphéries et confins urbains) et aux logiques de formations et transformations des banlieues du XVIII° au XX° siècle, à la lecture des dispositifs urbanistiques constitutifs des tissus parisiens, (Paris : tracés et découpages, Archéologie de la voie publique, l'espace public) et explorent la question de l'habitation à Paris depuis la fin du XIX°siècle. Les Studios de projets urbains visent à la mise en pratique des thèmes abordés dans les séminaires et offrent la possibilité d'approfondir les cultures et les outils de la conception et de la composition urbaine aux diverses échelles. La recomposition des périphéries et des banlieues contemporaines, des grandes infrastructures de transports et de leur rapport à l'espace public et au paysage urbain, l'aménagement de l' espace public et son embellissement sont parmi les sujets abordés.
Ces enseignements se constituent désormais en réseau, afin de mutualiser des moyens et de provoquer des synergies entre les écoles associées. Il s'agit de consolider les partenariats traditionnels pour affirmer le pôle urbain de la région parisienne. Ce réseau regroupe des enseignements dispensés par les écoles d'architecture de Paris-Belleville, Paris-Malaquais, Paris-la-Villette. et de Normandie.

· DESS " Villes, Architectures, Patrimoines :
Maghreb et Proche-Orient "

Responsables scientifiques : Jacques Birouste, Professeur à l'Université de Paris X-Nanterre, Vice-président chargé de la recherche et Serge Santelli, Architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Paris-Belleville

Enseignants de la formation : Barbara Bonnefoy (psycho-sociologue, maître de conférences à l'Université de Paris X- Nanterre), Alain Borie (architecte, professeur à l'Ecole d'Architecture de Paris-Malaquais), Christiane Blancot (architecte-urbaniste, Atelier Parisien d'Urbanisme de la ville de Paris), Pierre Bouché (architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Strasbourg), Henri Bresc (professeur à l'Université de Paris X-Nanterre), Tahar Bekri et Moktar Djebli (maîtres de conférences à l'Université de Paris X-Nanterre), Valérie Dufoix (chargée de cours), Françoise Navez-Bouchanine (sociologue, professeur, détachée au CNRS), Ludovic Jonard (responsable de l'organisation des stages), Sawsan Noweir (architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Versailles), Pierre Pinon (architecte, professeur, détaché au CNRS), Daniel Pinson (professeur à l'institut d'Aménagemenr Rural -Université d'Aix-Marseille III), Philippe Revault (architecte, professeur à l'Ecole d'Architecture de Paris-la-Villette), Christelle Robin (sociologue, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Paris-la-Villette), Yves Roujon (architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Versailles), Luc Vilan (architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Versail-les), Dominique Vivier (sociologue, chercheur CNRS), Nathalie Wolberg (architecte, chargée de cours).
Enseignants associés
: Saïd Mouline (architecte sociologue, Rabat), Catherine Weill-Rochant (architecte, Jérusalem), Mehmet Çubuk (architecte urbaniste, Istanbul).

Le Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées "Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb et Proche-Orient" est une formation post-diplôme qui s'adresse aux professionnels des métiers de la ville, tels architectes, géographes, sociologues, historiens, ou urbanistes qui souhaitent approfondir et améliorer leurs connaissances et savoir-faire dans le domaine de l'architecture et de l'aménagement urbain dans les pays du Maghreb et du Proche Orient. Elle associe les écoles d'architecture de Paris-Belleville, de Paris-La-Villette, de Versailles et de Paris-Malaquais à l'Université de Paris X-Nanterre et est habilitée conjointement par le ministère de l'éducation nationale et le ministère de la culture et de la communication. L'acquisition du diplôme nécessite une année de travail universitaire.

La formation est organisée autour d'enseignements communs (cours fondamentaux et spécialisés) et d'enseignements optionnels (ateliers). La majorité des enseignements communs a lieu durant le premier semestre pour que leurs apports théoriques puissent alimenter et structurer la pratique développée dans les ateliers, et plus particulièrement durant le séjour d'étude sur le terrain que chaque étudiant effectue lors du deuxième semestre.

Dans la mesure où la formation associe enseignants architectes et enseignants universitaires les enseignements abordent de manière paritaire et complémentaire d'une part, les approches architecturales et urbaines portant sur des analyses de tissus constitués et des projets d'aménagement à visée opérationnelle et, d'autre part, les approches historiques et socio-ethnologiques des espaces vécus et habités des villes étudiées. Les études portent la plupart du temps sur des ensembles urbains historiques, faubourgs ou petites villes, pour lesquels l'approche typologique (études de l'habitat) et morphologique (analyses urbaines) est privilégiée pour mieux comprendre la structure et le développement du tissu urbain traditionnel constitué pour l'essentiel d'architectures ordinaires.
Les ateliers permettent de mener des approches analytiques et projectuelles comparatives, sur la base d'analyses cumulées depuis de nombreuses années sur des ensembles urbains et architecturaux de villes ou de régions du Maghreb et du Proche Orient tels Damas, Le Caire, les médinas côtières du Maroc et les villes du sud est de la Turquie. Certains ateliers ont pu également se dérouler récemment dans les centres historiques des villes de Bethléem, d'Ispahan, de Naplouse et de Mossoul. Des études et analyses approfondies ont ainsi pu être réalisées, en partenariat avec les départements d'architecture des universités des villes concernées, sur

leur riche patrimoine architectural, le plus souvent menacé. Ces études ont pu contribuer à mieux définir une politique de réhabilitation et de revalorisation de certains centres anciens, en réalisant, par exemple, le plan de sauvegarde de la ville de Bethléem.
Le séjour sur le terrain, d'une durée minimale de deux semaines, précédé de nombreux exercices d'application et de préparation durant le premier semestre, forme les étudiants aux disciplines de l'enquête, du relevé architectural et urbain, et de l'analyse du vécu. Il est prolongé par l'élaboration d'un projet d'aménagement dans lequel sont associés les savoir-faire des architectes et ceux des disciplines qui leur sont associées dans l'élaboration du programme du projet.
Le stage, qui se déroule pendant les trois mois d'été (juillet, août et septembre) permet à l'étudiant, selon le thème du travail choisi et l'organisme d'accueil, d'acquérir des outils de connaissance et d'analyses de caractère professionnel et opérationnel, mais aussi de diversifier ses savoir-faire, voire de préparer le mémoire. Le stage est encadré par un tutorat de stage mis en place depuis deux ans qui permet aux étudiants de mieux définir leur projet pédagogique et de mieux choisir leur organisme d'accueil en fonction de leurs objectifs professionnels.
Le mémoire de fin d'étude est l'occasion pour l'étudiant d'approfondir une réflexion critique sur un thème spécifique et d'élaborer un travail de synthèse sur un sujet librement choisi, en relation ou non avec le travail abordé durant le stage ou l'atelier. Le mémoire est dirigé par un enseignant universitaire et un enseignant architecte.

· DEA " Le projet architectural et urbain :
théories et dispositifs "

Responsable scientifique : Yannis Tsiomis; Responsables adjoints : Jean-Louis Cohen et Monique Eleb; Professeurs habilités à diriger des recherches : Jean Castex, Pierre Clément, Jean-Louis Cohen, Monique Eleb, Charles Goldblum, Christian Moley, Philippe Panerai, Pierre Pinon, Yannis Tsiomis, Stéphane Yérasimos; Enseignants de la formation : Henri Bresler, Patrick Céleste, Nicole Eleb-Harlé, Bruno Fortier, Philippe Gresset, François Laisney, André Lortie, Claude Prelorenzo.

Cette formation est rattachée à l'Ecole doctorale "Ville et Environnement" qui regroupe par ailleurs des DEA issus de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, de l'Université de Paris-XII, de Paris-VIII, de Marne-la Vallée.
L'objectif de la formation de ce DEA est la préparation à la recherche dans le domaine de l'architecture, à des échelles allant de l'habitation à la ville, et à partir d'approches diversifiées telles que l'analyse technique ou formelle des dispositifs bâtis, des propositions d'occupation, de la distribution.
Les thèmes abordés dans l'enseignement sont en particulier : 1) l'histoire de l'architecture et celle des villes et de leurs transformations physique, spatiale et architecturale; 2) les problèmes de la forme urbaine des villes contemporaines en Europe et des pays développés; 3) la généalogie de l'habitation et la constitution des dispositifs de l'habitation contemporaine; 4) l'architecture de la ville et de l'habitation au Proche-Orient et en Extrême-Orient.
L'obtention de ce DEA permet l'inscription à l'Université de Paris-VIII en doctorat "Projet architectural et urbain" sous la direction d'un enseignant de la formation habilité à diriger les thèses.

Mémoires de DEA soutenus sous la direction de Pierre Clément voir page 36.
Mémoires de DEA soutenus sous la direction de Pierre Pinon et Nicole Eleb voir page et page 8 et 41.

· DEA " Mutations des sociétés contemporaines :
dynamiques familiales, professionnelles et territoriales "

Université Paris- X-Nanterre
Responsables : Georges Augustins et Maria Eugenia Cosio-Zavala
Enseignants IPRAUS : Maïté Clavel, Isaac Joseph, Martine Segalen

Le DEA repose sur une idée centrale, celle selon laquelle la compréhension de la plupart des phénomènes sociaux contemporains suppose une analyse approfondie des mécanismes qui président tant à la mobilité sociale et géographique qu'au contrôle des espaces de vie, tant à la compréhension de l'organisation familiale et de ses variantes qu'aux mutations de l'organisation du travail.
Les différentes options du DEA sont autant de modes d'observation complémentaires des mutations comme des facteurs de continuité du monde contemporain :
1. Identités, familles, parenté ; 2. Territoires, sociétés et environnement ; 3. Mondes sociaux du travail ; 4. Population, développement, sociétés.

Isaac Joseph
Professeur de sociologie à Paris X-Nanterre
En délégation au CNRS depuis le 1er Septembre 1999

Derniers ouvrages parus


Philippe BONNIN, Roselyne de VILLANOVA (eds), D'une maison l'autre, parcours et mobilités résidentielles, Grâne, Créaphis, 1999, 371 p.

Alain BORIE, Xavier DOUSSON (présentation historique), Jean Bossu, architectures 1950-1979, La Réunion, Itinéraires du Patrimoine, sept. 2000.

Nicole ELEB-HARLE, Conception et coordination
des projets urbains
, Paris, Editions Recherches, 2000, 180 p.


Liliane DUFOUR, Antiche e nuove difese : Torri, Castelli et Forti del Siracusano, Syracuse, Ediprint, 2000, 95 p.

Liliane DUFOUR, Antonio LA GUMINA, Imago Siciliae. Cartografia storica della Sicilia, 1420-1860, Catane, 1998, 329 p.


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