Villes,
Architectures, Patrimoines :
Maghreb et Proche-Orient
Responsable
: Serge Santelli
La recherche approfondie sur la typologie de la maison orientale
est menée en partenariat étroit avec le Diplôme
d'Etudes Supérieures Spécialisées "
Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb et Proche-Orient
". La recherche est axée de manière continue
sur la maison maghrébine en partenariat avec des chercheurs
marocains (Saïd Mouline, entre autres). Ces quatre dernières
années le travail s'est concentré sur les villes
côtières du Maroc (Azemmour, Essaouira et Salé)
qui possèdent toutes une structure urbaine similaire et
une typologie résidentielle similaire. Dans les années
qui viennent il est prévu de travailler sur les villes
du Nord marocain, et en particulier sur la médina de Chefchaouen,
petite ville de montagne influencée par la proximité
andalouse.
Ces études ont un intérêt patrimonial évident
et ont pour objectif, non seulement de définir les spécificités
architecturales et spatiales des maisons étudiées,
mais aussi d'étudier leur niveau de pérennité
patrimoniale. Ces études permettent ainsi de contribuer
à une meilleure connaissance de l'état du bâti
et peuvent contribuer à la réalisation d'un plan
de sauvegarde et de développement.
· Maisons
orientales
Quatre projets ont été initiés en dehors
du Maghreb : les maisons d' Ispahan, projet actuellement en voie
d'achèvement, les maisons de Mossoul, les maisons d'Harar
et les maisons ottomanes.

Maison Alaftchan, Ispahan
·
Les maisons d'Ispahan
Responsables
: Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants extérieurs : Pierre Pinon, historien,
chercheur associé IPRAUS, Darab Diba, Simon Ayvazian, Ali
Farzin (Iran).
Partenaires institutionnels : Ecoles d'architecture de
Paris-Belleville et de Paris-La Villette, Département d'architecture
de la faculté des beaux arts de Téhéran,
Service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade
de France à Téhéran.
Ce programme, commencé en 1995, s'est déroulé
autour de quatre séjours à Ispahan. La recherche
vient de donner lieu à la publication d'un ouvrage. Il
a été réalisé avec des enseignants
architectes de la faculté des beaux arts de l'université
de Téréran qui ont participé à la
rédaction d'un certain nombre d'articles.
Maisons d'Ispahan, Darab Diba, Philippe Revault,
Serge Santelli (dir.), Paris, Maisonneuve et Larose, 2002.
· Les maisons de Mossoul.
Responsables : Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants : Pierre Pinon, historien, chercheur associé
IPRAUS
Partenaires institutionnels : Ecoles d'architecture de
Paris-Belleville et de Paris-La Villette, Département d'architecture
de l'université de Bagdad, Département d'architecture
de l'université de Mossoul.
Ce programme de recherche est en cours. Il a commencé en
1999 et s'est interrompu momentanément par manque de soutien
financier. Une deuxième mission serait nécessaire
pour compléter le travail déjà réalisé.
En recherche de financement complémentaire.
· Les maisons d'Harar
Responsables : Philippe Revault et Serge Santelli.
Participants : Pierre Pinon, historien, chercheur associé
IPRAUS, Karine Martin, architecte, attachée de recherche.
Partenaires institutionnels : Centre français des
études éthiopiennes à Addis Abeba Ethiopie,
Ecole d'architecture de Paris-Belleville, Bureau des sports et
de la culture d'Harar, Centre culturel "Maison Rimbaud".
Harar est une ville islamique fondée vers le XIIIe siècle
par des Arabes venus du Yemen et d'Arabie. Pendant longtemps la
ville, qui est devenue un centre commercial et culturel important
sur la route des caravanes reliant l'Afrique centrale à
l'Arabie, a été un Emirat indépendant. A
la fin du XIXe siècle la ville a été conquise
par l'empereur Menelik et est intégrée depuis cette
époque à l'Ethiopie. Harar est une ville dont l'histoire
est très spécifique en Ethiopie et a gardé
jusqu'à nos jours presque intacte sa structure urbaine
et l'essentiel de son tissu architectural domestique.
La typologie des maisons harari est double. On trouve d'abord
la maison harari traditionnelle, d'inspiration islamique, complètement
introvertie et constituée d'unités volumétriques
simples. On trouve également, à partir du début
de ce siècle des maisons indiennes, extraverties, construites
sur les parties hautes de la ville, dont les galeries en bois
extérieures s'ouvrent sur le paysage. Enfin on trouve un
type mixte, métissage de la typologie traditionnelle harari
et d' éléments d'extension de tradition indienne.
Ce programme spécifique a commencé en juillet 2001
par un relevé d'architecture d'une vingtaine de maisons.
La recherche est en cours. Elle devrait être continuée
en 2002 par un second séjour sur place pour envisager avec
les autorités locales un partenariat susceptible de déboucher
sur la réalisation d'un plan de sauvegarde de la ville.
Ce travail de recherche est réalisé en partenariat
avec le DESS "Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb
et Proche-Orient". L'objectif est de réaliser, sur
le long terme, un ouvrage d'architecture intitulé "Maisons
d'Harar", fin de l'année 2002, sur le modèle
de ceux déjà réalisés ou en cours.
· La maison et la ville ottomane
Responsables : Alain Borie et Pierre Pinon
Si l'on s'en tient à une définition strictement
historique, on peut appeler " maisons ottomanes " les
habitations construites pendant la période de l'empire
ottoman dans toutes les régions gouvernées par l'administration
de cet empire.
Existe-t-il un type d'architecture domestique spécifiquement
ottoman, comme il existe un type de mosquée ottomane assez
reconnaissable ? Existe-t-il un type de ville spécifiquement
ottoman ? C'est ce dont on pourrait douter, devant l'extraordinaire
variété des architectures rencontrées dans
l'ancien empire. A première vue, il n'existe aucune affinité
entre des maisons d'Istanbul, de Belgrade, de Sanaa ou d'Alger
L'immense extension de l'empire ottoman, aussi bien dans des régions
européennes que dans les pays arabes, n'a pas permis l'homogénéisation
de l'architecture domestique (ni même de l'architecture
monumentale) sur une aussi vaste étendue.
S'il existe un type traditionnel de maison très répandu
dans toutes ces régions, ce sont les " maisons à
cour ", type dominant dans toutes les régions méditerranéennes
depuis la période antique pratiquement jusqu'à la
période contemporaine. Les types de maisons de la période
ottomane, dans leur grande majorité sont effectivement
des variantes de maison à cour, particulièrement
dans les pays arabes. Marginalement on rencontre aussi des "
maisons-tour ", dans la péninsule arabique ou dans
les régions du Pelion ou de Thessalie.
En fonction du corpus d'exemples dont nous disposons, nous restreignons
notre étude de la maison et de la ville ottomane aux limites
de l'actuelle république turque, ainsi qu'à la partie
balkanique de l'ancien empire. Nous retrouvons là, fondamentalement,
la même diversité typologique dans les architectures,
le même contraste dans les tissus urbains. Mais dans la
partie nord-ouest de la Turquie d'Asie, en Thrace et dans la Grèce
du Nord, on peut observer l'émergence d'un type architectural
tout à fait original, spécifique de la fin de la
période ottomane, " la maison à sofa "
qui forme un tissu urbain plus ou moins dense suivant les villes
considérées.

Maison Zavalian, la cour jardin, Ispahan
·
DESS " Villes, Architectures, Patrimoines : Maghreb et Proche
Orient "
L'organisation et l'orientation du DESS sont exposées page
43.
· DEA " Le projet architectural
et urbain : théories et dispositifs "
Mémoires de DEA soutenus sur le Maghreb et le Proche-Orient
de 1998 à 2001
· Ramak BORZOOI
Le rôle de la cour dans l'architecture, dans la formation
des quartiers et de la ville (Yazd - Iran), 2001, sous la
direction de Pierre Pinon.
· Tarik BELLAHSENE
De Tizi-Ouzou, village de création militaire, à
la vallée du bas Sébaou/plaine de l'Isser : 1857-1877,
le premier espace colonial de Grande Kabylie,1999, sous la
direction de Pierre Pinon.
· Thèses
en cours
· Tarik BELLAHSENE
Formation de l'espace urbain colonial en Grande Kabylie : 1857-1890,
de la plaine vers la montagne, sous la dir. de Pierre Pinon.
· Ida KASDI
L'espace Ksourien : pérennité et mutation,
sous la dir. de Pierre Clément et Serge Santelli.
· François KHARRAT
La formation des quartiers résidentiels de Beyrouth
à l'époque du Mandat français, sous la
dir. de Pierre Pinon.
· Sami MIMITA
Développement touristique et patrimoine : folklorisation
ou mise en valeur ?, sous la dir. de Pierre Clément.
· Derin ONCEL
Formation d'un nouveau type d'habitat à Istanbul au
cours de la deuxième moitié du XIXe siècle,
sous la dir. de Pierre Pinon.
· Mohamed SLIMENE
Les promenades sur le bord de la mer, sous la dir. de Pierre
Clément.
L'Enseignement
de Recherche
· CEAA
" Métropoles d'Asie-Pacifique "
Responsables scientifiques : Pierre Clément, Charles
Goldblum, Yong-Hak Shin (coordinateur pédagogique)
Autres enseignants : Christian Pedelahore, Jean-Jacques
Dupuy, Nathalie Lancret
Formation
spécialisée de 3e cycle et post-diplôme en
architecture et aménagement urbain sur les grandes villes
de l'Asie-Pacifique, organisée par les Ecoles d'Architecture
de Paris-La-Villette (gestionnaire du programmme), Paris-Belleville,
Paris-Villemin et l'Institut Français d'Urbanisme (IFU),
Université de Paris VIII-Saint Denis.
Cette
formation habilitée par la Direction de l'Architecture
et du Patrimoine depuis 1984, répond à un double
objectif :
- Développer l'analyse, les méthodes d'approches
et l'instrumentation de connaissances spécifiques sur les
phénomènes urbains dans l'aire Asie-Pacifique
- Former des professionnels à l'intervention architecturale
et urbanistique.
L'Asie-Pacifique,
aire de très longues traditions urbaines, se caractérise
aujourd'hui par les mutations rapides de ses villes, dans un contexte
marqué par deux décennies de forte croissance économique.
Compte tenu de ces spécificités, la formation privilégie,
sur le principe d'un travail de terrain, trois démarches
:
a/ l'analyse des formes urbaines et architecturales existantes
dans une perspective d'intervention sur les villes, respectueuse
de leur histoire et de leur tradition.
b/ L'étude des processus de développement, des modes
d'extension, des procédures de gestion, dans leur rapport
aux pratiques de conception et de mise en uvre.
c/ la pratique du projet urbain sur les sites étudiés
et choisis pour leur valeur démonstrative des mutations
en cours.
Les
précédents terrains ont principalement porté
sur : Séoul, Bangkok, Phnom Penh, Hanoï, Ho Chi Minh-ville,
Vientiane; avec en perspective Djakarta, Manille, Shanghaï,
Taipei, Kuala Lumpur, Singapour, Hong Kong. Les occcasions de
mise en situation par des stages de longue durée sur le
terrain auprès d'agences d'architectes, de collectivités
locales, d'institutions de recherche ou d'entreprises du bâtiment
sont systématiquement développées.
La
formation est ouverte
- aux étudiants du 3ème cycle des Ecoles d'Architecture
participantes et aux autres après acceptation de la demande
de transfert
- aux titulaires d'un Diplôme d'Architecture français
ou étranger, Diplôme d'ingénieur, Maîtrise
d'urbanisme, Diplôme permettant l'accès à
un troisième cycle universitaire
- aux étudiants du DESS de l'IFU option "Ville et
Développement" selon des modalités spécifiques.
- par décision individuelle du Directeur de l'Ecole d'Architecture
gestionnaire, sur proposition des responsables de la formation,
aux candidats ne possédant pas les diplômes mentionnés
ci dessus
Durée
et validation des études
a) 1 an : post-diplôme Certificat d'Etudes Approfondie
en Architecture- Métropoles d'Asie-Pacifique (DPEA MAP)
b) 2 ans : 3ème cycle DPLG des écoles participantes
c) 2 ans : au titre d'une convention avec l'IFU, possibilité
de Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées
(DESS) d'Urbanisme et Aménagement option "Ville et
développement - expertise internationale"
·
CEAA "Architecture urbaine"
Diplôme d'enseignements approfondis inter-écoles
EAPB, EAPV, EAPD, EAPS, EAN
Coordination : Nicole Eleb-Harlé, responsable de
la formation
Enseignants : Frédéric Bertrand, Marc Breitman,
Nicole Eleb-Harlé, Antoine Grumbach, François Laisney,
Michèle Lambert, Pierre Micheloni, Jean-Michel Milliex
Enseignants associés : Monique Eleb, Philippe Gresset,
Philippe Panerai, Jérôme Treutel (E.A.Paris-Malaquais),
Yannis Tsiomis, Nicolas Soulier , Philippe Revault (E.A. Paris-La
Villette), Aleth Picard (E.A. Normandie)
Formation
à la composition urbaine : La Métropole Parisienne
Cette formation est issue des enseignements regroupés antérieurement
au sein du C.E.A. Architecture Urbaine de l'EAPB. Les terrains
de réflexions qui rassemblent ses membres, enseignants-chercheurs
ou praticiens des différentes Ecoles d'Architecture, sont
ceux de la métropole Parisienne. L'approche des formes
urbaines et des projets se veut à la fois spécifique
de ce territoire et de son histoire, et comparatiste vis à
vis d'autres grandes régions capitales Européennes.
L'architecture Urbaine se situe au point d'articulation entre
l'échelle architecturale et celle de l'urbanisme. Son champ
d'application est celui des conditions de transformations des
paysages urbains. Son échelle intermédiaire désigne
comme objets de travail privilégiés les modalités
diverses selon lesquelles se composent et s'articulent les rapports
entre espaces publics, espaces privés et architecture dans
la ville. Les contextes conjugués de la métropolisation,
de la nature sédimentaire des phénomènes
urbains et territoriaux, la construction de la ville sur la ville,
constituent les enjeux actuels des recompositions urbanistiques.
Patrimoines historiques et contemporains, centres denses et périphéries
disséminées, infrastructures polarisantes des richesses
et enclaves exclues s'y côtoient.
Le contenu se focalise sur les savoirs théoriques et pratiques
liés à la conception urbanistique, les méthodologies
de l'analyse urbaine et ses rapports au projet urbain. L'enseignement
des séminaires et des cours dresse un bilan des théories
de la composition urbaine et de l'évolution des formes
urbaines. Les séminaires s'attachent à l'analyse
des phénomènes urbains aux différentes échelles
; ils forment à la lecture des échelles territoriales
(périphéries et confins urbains) et aux logiques
de formations et transformations des banlieues du XVIII° au
XX° siècle, à la lecture des dispositifs urbanistiques
constitutifs des tissus parisiens, (Paris : tracés et découpages,
Archéologie de la voie publique, l'espace public) et explorent
la question de l'habitation à Paris depuis la fin du XIX°siècle.
Les Studios de projets urbains visent à la mise en pratique
des thèmes abordés dans les séminaires et
offrent la possibilité d'approfondir les cultures et les
outils de la conception et de la composition urbaine aux diverses
échelles. La recomposition des périphéries
et des banlieues contemporaines, des grandes infrastructures de
transports et de leur rapport à l'espace public et au paysage
urbain, l'aménagement de l' espace public et son embellissement
sont parmi les sujets abordés.
Ces enseignements se constituent désormais en réseau,
afin de mutualiser des moyens et de provoquer des synergies entre
les écoles associées. Il s'agit de consolider les
partenariats traditionnels pour affirmer le pôle urbain
de la région parisienne. Ce réseau regroupe des
enseignements dispensés par les écoles d'architecture
de Paris-Belleville, Paris-Malaquais, Paris-la-Villette. et de
Normandie.
·
DESS " Villes, Architectures, Patrimoines
:
Maghreb et Proche-Orient "
Responsables scientifiques : Jacques Birouste, Professeur
à l'Université de Paris X-Nanterre, Vice-président
chargé de la recherche et Serge Santelli, Architecte, maître-assistant
à l'Ecole d'Architecture de Paris-Belleville
Enseignants
de la formation : Barbara Bonnefoy (psycho-sociologue, maître
de conférences à l'Université de Paris X-
Nanterre), Alain Borie (architecte, professeur à l'Ecole
d'Architecture de Paris-Malaquais), Christiane Blancot (architecte-urbaniste,
Atelier Parisien d'Urbanisme de la ville de Paris), Pierre Bouché
(architecte, maître-assistant à l'Ecole d'Architecture
de Strasbourg), Henri Bresc (professeur à l'Université
de Paris X-Nanterre), Tahar Bekri et Moktar Djebli (maîtres
de conférences à l'Université de Paris X-Nanterre),
Valérie Dufoix (chargée de cours), Françoise
Navez-Bouchanine (sociologue, professeur, détachée
au CNRS), Ludovic Jonard (responsable de l'organisation des stages),
Sawsan Noweir (architecte, maître-assistant à l'Ecole
d'Architecture de Versailles), Pierre Pinon (architecte, professeur,
détaché au CNRS), Daniel Pinson (professeur à
l'institut d'Aménagemenr Rural -Université d'Aix-Marseille
III), Philippe Revault (architecte, professeur à l'Ecole
d'Architecture de Paris-la-Villette), Christelle Robin (sociologue,
maître-assistant à l'Ecole d'Architecture de Paris-la-Villette),
Yves Roujon (architecte, maître-assistant à l'Ecole
d'Architecture de Versailles), Luc Vilan (architecte, maître-assistant
à l'Ecole d'Architecture de Versail-les), Dominique Vivier
(sociologue, chercheur CNRS), Nathalie Wolberg (architecte, chargée
de cours).
Enseignants associés : Saïd Mouline (architecte
sociologue, Rabat), Catherine Weill-Rochant (architecte, Jérusalem),
Mehmet Çubuk (architecte urbaniste, Istanbul).
Le
Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées
"Villes, Architectures et Patrimoines : Maghreb et Proche-Orient"
est une formation post-diplôme qui s'adresse aux professionnels
des métiers de la ville, tels architectes, géographes,
sociologues, historiens, ou urbanistes qui souhaitent approfondir
et améliorer leurs connaissances et savoir-faire dans le
domaine de l'architecture et de l'aménagement urbain dans
les pays du Maghreb et du Proche Orient. Elle associe les écoles
d'architecture de Paris-Belleville, de Paris-La-Villette, de Versailles
et de Paris-Malaquais à l'Université de Paris X-Nanterre
et est habilitée conjointement par le ministère
de l'éducation nationale et le ministère de la culture
et de la communication. L'acquisition du diplôme nécessite
une année de travail universitaire.
La
formation est organisée autour d'enseignements communs
(cours fondamentaux et spécialisés) et d'enseignements
optionnels (ateliers). La majorité des enseignements communs
a lieu durant le premier semestre pour que leurs apports théoriques
puissent alimenter et structurer la pratique développée
dans les ateliers, et plus particulièrement durant le séjour
d'étude sur le terrain que chaque étudiant effectue
lors du deuxième semestre.
Dans
la mesure où la formation associe enseignants architectes
et enseignants universitaires les enseignements abordent de manière
paritaire et complémentaire d'une part, les approches architecturales
et urbaines portant sur des analyses de tissus constitués
et des projets d'aménagement à visée opérationnelle
et, d'autre part, les approches historiques et socio-ethnologiques
des espaces vécus et habités des villes étudiées.
Les études portent la plupart du temps sur des ensembles
urbains historiques, faubourgs ou petites villes, pour lesquels
l'approche typologique (études de l'habitat) et morphologique
(analyses urbaines) est privilégiée pour mieux comprendre
la structure et le développement du tissu urbain traditionnel
constitué pour l'essentiel d'architectures ordinaires.
Les ateliers permettent de mener des approches analytiques et
projectuelles comparatives, sur la base d'analyses cumulées
depuis de nombreuses années sur des ensembles urbains et
architecturaux de villes ou de régions du Maghreb et du
Proche Orient tels Damas, Le Caire, les médinas côtières
du Maroc et les villes du sud est de la Turquie. Certains ateliers
ont pu également se dérouler récemment dans
les centres historiques des villes de Bethléem, d'Ispahan,
de Naplouse et de Mossoul. Des études et analyses approfondies
ont ainsi pu être réalisées, en partenariat
avec les départements d'architecture des universités
des villes concernées, sur
leur
riche patrimoine architectural, le plus souvent menacé.
Ces études ont pu contribuer à mieux définir
une politique de réhabilitation et de revalorisation de
certains centres anciens, en réalisant, par exemple, le
plan de sauvegarde de la ville de Bethléem.
Le séjour sur le terrain, d'une durée minimale
de deux semaines, précédé de nombreux exercices
d'application et de préparation durant le premier semestre,
forme les étudiants aux disciplines de l'enquête,
du relevé architectural et urbain, et de l'analyse du vécu.
Il est prolongé par l'élaboration d'un projet d'aménagement
dans lequel sont associés les savoir-faire des architectes
et ceux des disciplines qui leur sont associées dans l'élaboration
du programme du projet.
Le stage, qui se déroule pendant les trois mois
d'été (juillet, août et septembre) permet
à l'étudiant, selon le thème du travail choisi
et l'organisme d'accueil, d'acquérir des outils de connaissance
et d'analyses de caractère professionnel et opérationnel,
mais aussi de diversifier ses savoir-faire, voire de préparer
le mémoire. Le stage est encadré par un tutorat
de stage mis en place depuis deux ans qui permet aux étudiants
de mieux définir leur projet pédagogique et de mieux
choisir leur organisme d'accueil en fonction de leurs objectifs
professionnels.
Le mémoire de fin d'étude est l'occasion pour l'étudiant
d'approfondir une réflexion critique sur un thème
spécifique et d'élaborer un travail de synthèse
sur un sujet librement choisi, en relation ou non avec le travail
abordé durant le stage ou l'atelier. Le mémoire
est dirigé par un enseignant universitaire et un enseignant
architecte.
· DEA
" Le projet architectural et urbain :
théories et dispositifs "
Responsable scientifique : Yannis Tsiomis; Responsables
adjoints : Jean-Louis Cohen et Monique Eleb; Professeurs habilités
à diriger des recherches : Jean Castex, Pierre Clément,
Jean-Louis Cohen, Monique Eleb, Charles Goldblum, Christian Moley,
Philippe Panerai, Pierre Pinon, Yannis Tsiomis, Stéphane
Yérasimos; Enseignants de la formation : Henri Bresler,
Patrick Céleste, Nicole Eleb-Harlé, Bruno Fortier,
Philippe Gresset, François Laisney, André Lortie,
Claude Prelorenzo.
Cette
formation est rattachée à l'Ecole doctorale "Ville
et Environnement" qui regroupe par ailleurs des DEA issus
de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, de l'Université
de Paris-XII, de Paris-VIII, de Marne-la Vallée.
L'objectif de la formation de ce DEA est la préparation
à la recherche dans le domaine de l'architecture, à
des échelles allant de l'habitation à la ville,
et à partir d'approches diversifiées telles que
l'analyse technique ou formelle des dispositifs bâtis, des
propositions d'occupation, de la distribution.
Les thèmes abordés dans l'enseignement sont en particulier
: 1) l'histoire de l'architecture et celle des villes et de leurs
transformations physique, spatiale et architecturale; 2) les problèmes
de la forme urbaine des villes contemporaines en Europe et des
pays développés; 3) la généalogie
de l'habitation et la constitution des dispositifs de l'habitation
contemporaine; 4) l'architecture de la ville et de l'habitation
au Proche-Orient et en Extrême-Orient.
L'obtention de ce DEA permet l'inscription à l'Université
de Paris-VIII en doctorat "Projet architectural et urbain"
sous la direction d'un enseignant de la formation habilité
à diriger les thèses.
Mémoires
de DEA soutenus sous la direction de Pierre Clément voir
page 36.
Mémoires de DEA soutenus sous la direction de Pierre Pinon
et Nicole Eleb voir page et page 8 et 41.
·
DEA " Mutations des sociétés
contemporaines :
dynamiques familiales, professionnelles et territoriales "
Université Paris- X-Nanterre
Responsables : Georges Augustins et Maria Eugenia Cosio-Zavala
Enseignants IPRAUS : Maïté Clavel, Isaac Joseph,
Martine Segalen
Le
DEA repose sur une idée centrale, celle selon laquelle
la compréhension de la plupart des phénomènes
sociaux contemporains suppose une analyse approfondie des mécanismes
qui président tant à la mobilité sociale
et géographique qu'au contrôle des espaces de vie,
tant à la compréhension de l'organisation familiale
et de ses variantes qu'aux mutations de l'organisation du travail.
Les différentes options du DEA sont autant de modes d'observation
complémentaires des mutations comme des facteurs de continuité
du monde contemporain :
1. Identités, familles, parenté ; 2. Territoires,
sociétés et environnement ; 3. Mondes sociaux du
travail ; 4. Population, développement, sociétés.
Isaac
Joseph
Professeur de sociologie à Paris X-Nanterre
En délégation au CNRS depuis le 1er Septembre 1999
Derniers
ouvrages parus
Philippe
BONNIN, Roselyne de VILLANOVA (eds), D'une maison l'autre,
parcours et mobilités résidentielles,
Grâne, Créaphis, 1999, 371 p.
|
Alain
BORIE, Xavier DOUSSON (présentation historique),
Jean Bossu, architectures 1950-1979, La Réunion,
Itinéraires du Patrimoine, sept. 2000.
|
Nicole
ELEB-HARLE, Conception et coordination
des projets urbains, Paris, Editions Recherches, 2000,
180 p.
|
Liliane
DUFOUR, Antiche e nuove difese : Torri, Castelli
et Forti del Siracusano, Syracuse, Ediprint, 2000,
95 p.
|
Liliane
DUFOUR, Antonio LA GUMINA, Imago Siciliae. Cartografia
storica della Sicilia, 1420-1860, Catane, 1998, 329
p.
|
|