IPRAUS
Institut Parisien de Recherche : Architecture, Urbanistique, Société

Département de l'UMR 7543 du CNRS (actuellement FRE 2408)
Laboratoire de l'Ecole d'architecture de Paris-Belleville
Laboratoire de l'Université Paris X-Nanterre


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Centre de documentation | Les Cahiers de l'Ipraus

Construction sociale et architecturale des limites :
territoires, seuils, articulations
entre privé et public

Responsable : Philippe Bonnin
Participants : Philippe Bonnin, Maïté Clavel, Agnès Deboulet, Jean-Pierre Garnier, Rainier Hoddé, Isaac Joseph, François Laisney, Marie-Antoinette Lalliat, Nathalie Lancret, Jean-Michel Léger, Eliane Nicolino, Martine Segalen, Roselyne de Villanova
Chercheurs associés : Jérôme Boissonade (EAPB-Paris-X), Matsumoto Yutaka, Yoriko Inada (doctorante), Jean-Yves Petiteau (LAUA, Nan-tes), Daniel Pinson (IAR-Aix-en-Provence)
Partenaires institutionnels : PUCA (Plan Urbain Construction Architecture), DAPA (Direction de l'architecture et du patrimoine architectural ; Mission du patrimoine ethnologique), BRAU (Bureau de la recherche architecturale et urbaine), GIS Socio-économie de l'habitat, ICCTI Portugal (Instituto de cooperação cientifica e tecnológica internacional) - Universités de Fukuyama et d'Osaka Sangyo.

La question des liens entre formes spatiales et rapports sociaux est à la fois une question relativement récurrente dans le champ des sciences de la société et une question d'actualité brûlante. Les échecs dans la production de l'espace urbain, dans la programmation, la conception ou la réalisation de l'espace de la ville ou du logement dénoncent l'écart entre les connaissances, peut-être obsolètes pour partie, et la réalité sociale. Mais l'idée, largement admise aujourd'hui, selon laquelle il n'y a pas de lien mécanique entre morphologie spatiale et morphologie sociale, nous invite non pas à récuser l'existence de liens entre ces deux registres, mais au contraire à interroger la nature plurielle de ces liens, à remettre en question la clôture des objets qu'on y travaille, à réexaminer leurs limites et leurs articulations.
L'autonomie relative du spatial, comme on la reconnaît aujourd'hui, nécessite de s'interroger sur la pertinence des objets manipulés par la sociologie urbaine (par rapport aux objets triviaux : logement, immeuble, quartier, cité), et sur les concepts qui permettent de rendre compte de la structuration réelle de l'espace habité, en particulier de ces grands domaines du privé et du public que définit la légalité. L'espace vécu et représenté ne s'arrête en rien aux limites de l'appartement, du pavillon, du quartier ou de la cité. C'est dire par exemple qu'il faudrait étendre au-delà du seul logement l'analyse en termes de relations/oppositions d'entités et d'identités (spatiales et sociales), qui y a montré une certaine pertinence, et prendre conscience que l'on ne peut travailler que sur des entités relatives, les formes spatiales n'étant ni absolues, ni définitives. De plus, il faut s'interroger sur l'articulation des échelles et les durées de validité des concepts, d'extension des phénomènes observés. Enfin, après quelques décennies de course à l'abstraction, il est indispensable de s'interroger sur la réalité matérielle et spatiale des objets décrits.
Ces interrogations ont émergé de la confrontation de recherches différentes menées au sein de l'IPRAUS, mais qui toutes gravitent autour de ces points d'articulation des domaines du privé et du public, où l'un et l'autre semblent s'entreproduire. En particulier, les recherches portant sur l'analyse des pratiques de l'espace public, de l'espace familial, d'espaces intermédiaires, espaces désormais marqués du sceau multiculturel ; les travaux portant sur la production de l'architecture contemporaine du logement en France ou sur les terrains orientaux, sur l'interface entre les domaines, les espaces de médiation, les dispositifs et rituels de seuil.


La construction architecturale et sociale des limites

La question pourrait être prise dans une généralisation de la construction architecturale et sociale des limites. En effet, face aux processus de dématérialisation, de délocalisation, de mise en réseaux et en mobilité permanente, on note une tendance accrue à faire reposer la culture spatiale non sur l'intériorisation d'un apprentissage des codes et des pratiques sociales adéquates, mais sur les dispositifs matériels, architecturaux ou techniques. C'est à proprement parler une réification.
En nous confrontant aux observations effectuées sur chaque terrain, il s'agit d'analyser les transformations actuelles du système spatial urbain, à différentes échelles : espace personnel, espace de l'habitation, espace de la ville. Le mode d'habiter urbain restreint les territoires dévolus à chacun, les rapproche à l'extrême, les superpose, et nécessite que les délimitations en soient plus explicitement marquées, en termes d'espace (espace individuel/collectif, espace privé/public, espace piétonnier/stationnable/carrossable, espace sous contrôle institutionnel...), comme en termes de temps (horaires d'ouverture, d'usage, d'accès, de péage, horaires de silence et même d'ensoleillement...), voire en termes de catégories d'usage.
Ce questionnement a émergé simultanément des analyses des transformations affectant les structures de l'espace de l'habitation, et de celles de l'accessibilité aux espaces publics, mais les déborde toutes deux en ce qu'il met en question leur interdépendance, et fait apparaître de nouvelles interrogations quant à la capacité des sciences sociales à observer et analyser les transformations à l'œuvre.

L'espace public : accessibilité et débat, dimension spatiale et dimension esthétique

Si l'espace public peut être appréhendé simultanément au sens d'un espace de débat et d'échange accessible en principe à tout acteur (en régime démocratique), et dans sa dimension spatiale physique d'une forme urbaine produite (rue, place, etc.), c'est-à-dire au double sens du terme d'urbanité, il ne peut plus être question d'en réduire l'approche à celle de la réception d'une forme, d'une conformation des acteurs à un rôle de consommation d'un programme préétabli. Les acteurs y manifestent une compétence autant qu'une sensibilité à la dimension esthétique de la ville.
Enfin, ni l'accessibilité ni les pratiques de l'espace public ne sont anomiques. L'usage de l'espace public est régulé par les réglementations, par des acteurs instrumentés, des rôles de passeurs et de médiateurs, des métiers qui agissent, régulent les pratiques, gèrent les microconflits, autorisent les accès ou les limitent, les interdisent en s'appuyant sur des dispositifs de seuils.
L'analyse des fonctionnements et dysfonctionnements de l'espace public suppose celle d'espaces non-publics et d'espaces mixtes, en particulier d'espaces privés ou d'espaces de groupes, de communautés, d'institutions, et donc celle de la production de l'urbanité. Ce n'est pas la qualité d'un espace en soi, jamais donnée, que l'on observe et analyse, mais la relation/opposition de celui-ci à un autre. Cet espace est formé par des limites, qui le séparent d'un autre espace aux qualités différentes, visent à le protéger de la contagion de celles-ci, limites qui rompent des relations, qui éloignent, qui tendent à rendre étranger le voisinage objectif. Les qualités matérielles et symboliques de ces limites, les dispositifs autant que les rituels mis en place et accomplis aux seuils paraissent tout à la fois produire ab initio les qualités différentielles de ces espaces, conforter la compétence de l'usager, la rappeler au quotidien.

Les actions :

1. Un atelier

Cette problématique, issue de la rencontre de plusieurs directions de recherches menées en parallèle dans le laboratoire, fédère maintenant un groupe de chercheurs plus large. S'appuyant sur des opérations de recherche menées actuellement par chacun, par équipe ou isolément, de manière centrale ou apparemment plus périphérique, le programme prendra la forme, au moins dans un premier temps, d'un atelier où ces recherches se verront interrogées dans ce qu'elles apportent à cette interrogation commune, et se verront confrontées à des approches voisines, conduites extérieurement au laboratoire. Un premier atelier, sur invitation, centré sur la question méthodologique de l'observation des pratiques de l'espace public, s'est tenu le 25 septembre 2001 à l'IPRAUS, mobilisant les équipes de l'IPRAUS concernées, ainsi que d'autres chercheurs et équipes. On pense développer ensuite des formes différentes, entre autres une école d'été de doctorants. Arrivé à maturité, cet atelier devra envisager non seulement une publication commune sur la base de ces apports, mais surtout une action de recherches coordonnées.

2. Des recherches

Dans l'état actuel d'avancement du programme, nous exposons simplement le résumé des problématiques de ces différentes approches, couvrant un large champ d'observations, enrichissant l'extension de cette question. En effet, ce programme met en rapport des approches habituellement opposées sur les usages sociaux et sur la conception de l'espace (du logement à la ville) d'une part et, d'autre part, de façon plus prospective, des recherches sur un déplacement décontextualisé vers le sujet ou le politique. Le premier sous-programme s'ancre dans l'histoire de l'IPRAUS, dont les fondateurs (B. Huet, H. Raymond) ont compté parmi les inventeurs des notions d'usage, de compétence, de convention. La tradition des recherches en cours sur les usages de l'espace domestique s'ouvre aujourd'hui vers trois directions : la dimension urbaine, dans sa relation avec l'échelle domestique, la comparaison internationale afin d'éclairer des implicites institutionnels et culturels, et enfin la réinterrogation des processus de conception.

· Usages sociaux et conception de l'espace

La dialectique de la transition et des limites, qui permet de dépasser les territoires établis du logement, des espaces collectifs de proximité ou des espaces publics, est posée dans un double décentrement : d'une part en comparant le rapport que des cultures aussi différentes que la nôtre et celle du Japon entretiennent avec le seuil ; et d'autre part à travers un dispositif à la fois familier et inconnu : les loges de concierge.
La coopération franco-portugaise continuée par R. de Villanova et J.-M. Léger est par ailleurs à l'origine du projet de R. Hoddé et J.-M. Léger sur l'œuvre de l'architecte portugais A. Siza, dont la pratique à l'étranger a fondé à son tour le projet de recherche sur " l'import-export " d'architecture. Dans ces deux cas, le regard formé par l'interrogation sur les usages sociaux arme pour poser d'autres questions que celles aujourd'hui reconnues dans la recherche sur la conception (Ph. Boudon, M. Conan, R. Prost).
Le projet de J.-P. Garnier sur l'Odysseum de Montpellier étudie la culture urbaine des périphéries dans leur rapport avec la centralité (y a-t-il des cultures ubaines non centrales ? y a-t-il un nouveau modèle de centralité urbaine ?). Le corpus des lieux publics observés dans ce programme sont les espaces intermédiaires entre le logement et la rue, les jardins et les nouveaux centres commerciaux. M. Clavel étudie l'ambivalence d'un jardin public tel que les Buttes-Chaumont, à la fois banalisé par son accessibilité et " privatisé " par certaines pratiques d'appropriation.

Immeuble d'Hector Guimard, rue Agar, Paris.

· Interrogations à partir du sujet et du politique

Mais une tradition de recherche, voire une culture de laboratoire solidement établie risqueraient de rencontrer quelques difficultés à conserver une posture critique : l'espace vécu ou conçu s'impose à tous. Toutefois, pour M. Segalen, Internet réinterroge l'espace en saisissant les nouvelles dimensions déterritorialisées des relations familiales. A ce souci de l'empirique répondent les questions proprement théoriques d'I. Joseph sur le sujet et le politique dans et avant l'espace.

· Dispositifs et rituels de seuil : grammaire des lieux et transformations des pratiques de l'espace


Participants : Philippe Bonnin, Adachi Fujio, Matsumoto Yutaka
Partenaires : Univ. de Fukuyama, Univ. d'Osaka Sangyo, MDRI dans le cadre des accords d'échanges CNRS-JSPS, Direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques du Ministère des affaires étrangères - AFAA

A la suite de la première coopération développée avec le professeur Adachi Fujio (Univ. de Sapporo puis de Fukuyama) une recherche comparative concernant les transformations de l'habitation rurale au Hokkaïdô et en France qui avait fait émerger la nécessité d'une analyse en termes de topologie sociale , un nouveau programme s'appuyant sur les résultats précédents a été proposé auprès de la MDRI, dans le cadre des accords d'échanges CNRS-JSPS, portant désormais sur les pratiques, les dispositifs et les rituels de seuil dans l'espace domestique Français et Japonais, et dans l'espace public urbain des mégapoles parisienne et tokyoïte.
La première partie de cette recherche, l'observation sur le terrain Japonais, a pu se réaliser au rythme des missions effectuées au Japon. L'essentiel des matériaux étant réunis, l'effort se concentrera maintenant d'une part sur les observations en France, d'autre part sur l'analyse et la synthèse.
Le projet d'ouvrage repose sur une enquête par observation directe, ethnographique, centrée sur les interfaces spatiaux, les dispositifs, les pratiques et les rituels de seuils, en tant que s'y concentrent les éléments de définition et de distinction des entités spatiales, que peuvent s'y lire les pratiques en émergence. Le seuil condense l'ambiguïté intrinsèque de la limite, de la frontière qui sépare chaque espace, l'intérieur de l'extérieur pour commencer : sans séparation, ils ne se distingueraient pas. Sans passage, ils sont hors d'accès, ils deviennent non-lieux. En restreignant les flux et l'accès, la frontière confère une qualité spécifique à un espace. Mais ce n'est qu'en permettant l'accès, par un seuil, que ces qualités s'actualisent. La topologie sociale tient que la frontière entre espaces condense et produit leurs qualités spécifiques, les pratiques qui s'y développeront, les identités qui s'y construiront. S'y résolvent les conflits latents inhérents à la densification et à la restriction des territoires, à leur usage intensif, corrélatifs de l'expansion de la ville. Le fonctionnement des seuils, lieux de franchissement des frontières, nécessite la production, l'apprentissage et la mise en œuvre de codes partagés. Les conflits en multiplication dans les grandes villes laissent penser que les codes perdent de leur sens, ou qu'ils sont en état de profonde recomposition.


Kyôto : porte sud du palais impérial

" Dispositifs et rituels du seuil : une topologie sociale. Détour japonais ", Philippe Bonnin, Communications, n° 70, mai 2000, p. 65-92.

" De la maison à l'immeuble : la question des seuils ", Philippe Bonnin, in Tatsumi Kazuo (dir.), Adachi Fujio, Matsumoto Shizuo, Uetani Yoshiaki, Takada Mitsuo, La recherche sur l'habitat collectif de type japonais, Fukuyama Daigaku / Monbushô, Kyoto, 2001.

· Concierges et loges (Paris, Oslo, Londres, Barcelone)
Les frontières des sociabilités :
médiation sociale et espace d'articulation


Coordination : Philippe Bonnin et Roselyne de Villanova
Chercheurs : Martine Segalen, Jean-Marc Stebe (LASTES), Marie-Antoinette Lalliat (EAPB), Marianne Gullestag (Oslo), Joan Bestard et Nadja Monnet (Barcelone), Barbara Reid (Londres).
Documentation et extractions statistiques : Eliane Nicolino.
Partenaires : PUCA, DAPA


Plan de rez-de-chaussée
Immeuble 17 rue de la Procession, Paris XVe

Le programme fait suite à une précédente recherche collective sous le titre " D'une maison l'autre ", où furent mis en évidence les systèmes d'habitat à l'œuvre au sein d'un espace résidentiel plus vaste que celui qu'aborde la sociologie du logement habituellement. Il s'agissait de revoir les frontières qui définissent l'espace résidentiel par rapport à celles que recouvre habituellement la catégorie logement, de reconsidérer la hiérarchie entre principal et secondaire et de comprendre par exemple où et comment se produisent les investissements préférentiels, les attaches, les identités, les solidarités, les retournements.

Une nouvelle équipe se penche sur la question des concierges, gardiens et loges. La recherche aborde d'un côté l'analyse spatiale et architecturale des immeubles qui abritent une loge. On opère une analyse ethnoarchitecturale des loges, comme espace d'articulation entre le domaine privé et le domaine public, leur permettant de s'intergénérer (rapports entre intérieur/extérieur, privé/public et résidents/non résidents). D'autre part, on analyse les itinéraires socio-résidentiels de la population des concierges et gardiens, l'évolution de leur fonction de médiation. Ce sont en effet les acteurs postés à l'articulation du résidentiel et de l'urbain, du privé et du public, de l'individuel et du collectif, ainsi que les acteurs et dispositifs spatiaux qui assurent la gestion de ces liens et limites.
Enfin cette recherche comporte un important volet de comparaison internationale sur les villes de Paris, Oslo, Londres, Barcelone.

Ce travail s'intéresse à un phénomène très peu abordé dans l'espace résidentiel comme dans la recherche architecturale autant que sociologique : les statistiques en parlent peu, l'observation directe encore moins. La fonction et le métier sont souvent présentés comme étant appelés à disparaître, hormis dans les quartiers d'habitat social où des populations défavorisées réclament au contraire leur présence comme un service de proximité réparateur. Maillons faibles ou personnages-clés de la vie de l'immeuble et de la cité, concierge et gardien sont aussi et simultanément des habitants, souvent migrants nationaux ou transnationaux ; entrés dans la ville par la porte de la loge, marchepied de l'accession à la propriété, ils franchissent les frontières régionales et nationales, pratiquent la double résidence, analysée en terme de système d'habitat. Ils remplissent dans la loge un office qui, au-delà des stéréotypes véhiculés, n'a cessé de changer depuis son apparition, et semble toujours une clef des sociabilités urbaines.


Interphones. Immeuble Paris XVIe

L'exemple de la loge de concierge montre comment ce seuil, dûment instrumenté, architecturé, muni d'un acteur spécifique, produit simultanément la protection caractéristique de l'espace privé, et certaines des qualités de l'espace public, par rejets, rétentions, renvois. La circulation du propre et du sale, du pur et de l'impur, et du déchet à travers ce seuil, le dépôt momentané de l'ordure sur la voie publique (selon des dispositifs et rituels dûment encadrés : les monstres et encombrants, l'ordure désormais catégorisée, etc), montrent comment la production continue de l'espace privé informe l'existence et les respirations de l'espace public. C'est donc plus à cette relation/opposition qu'il faut s'attacher, qu'à des approches substantialistes de l'un ou de l'autre.


Façade. Architecte Louis Marnez
Immeuble 17 rue de la Procession, Paris XVe
In Rivolalen, 1906

D'une maison l'autre : parcours et mobilités résidentielles, Philippe Bonnin, Roselyne de Villanova (dir.), Grâne, Créaphis, 1999.

" De refuge en refuge. De la multiplicité de l'espace habité ", Philippe Bonnin, Informations Sociales, juillet 1999.

" L'incomplétude de la résidence unique ", Roselyne de Villanova et " D'autres maisons pour d'autres temporalités", Jean-Michel Léger, colloque Habiter autrement, des architectes et des loisirs, Ecole d'architecture et Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 24-25 mai 2000.



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