Workshop habiter Marseille aujourd'hui

Publié le 2014-10-09 09:49:15

Organisé par l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille (Pôle Ville et Projet Urbain), avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Belleville, l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de la Ville et des Territoires (Master Habitats) et l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerrannée. Thématique

Avec le projet du Parc Habité développé pour la Cité de la Méditerranée, Yves Lion propose de réfléchir aux conditions d’un habitat contemporain en ville tant du point de vue de la morphologie urbaine que de celui des qualités attendues d’un logement aujourd’hui. 

Une diversité typologique et programmatique, une discontinuité acceptée des constructions, des gabarits et des épannelages contrastés, une approche raisonnée du statut et de l’usage du sol, une claire distinction entre l’espace public et l’espace privé résidentiel, la recherche dans le logement de qualités qui sont généralement associée à l’habitat peu dense, notamment dans les prolongement extérieurs, terrasses ou jardins, dans la présence végétale ou encore la confrontation au paysage sont quelques unes des pistes de travail ouvertes par cette réflexion.

Ce sont ces questions que nous proposons de reprendre à l’occasion du workshop “HABITER MARSEILLE AUJOURD’HUI“ en les confrontant aux territoires de faubourg en limite immédiate de cette opération et aujourd’hui en attente d’une reconquête urbaine.

Le site de projet

Situé principalement au delà du périmètre actuel d’Euroméditerranée, sur sa frange nord, le territoire proposé aux étudiants recouvre la fin de la trame Mires, le bas de Saint Mauront – entre le boulevard National et la cité Bellevue –, le boulevard Ferdinand de Lesseps et tout le secteur Bougainville, la gare d’Arenc et au delà l’amorce du quartier des Crottes.

Ces territoires, caractéristiques des faubourgs arrières-portuaires de Marseille, offrent un paysage contrasté, fait de noyaux d’habitat souvent dégradés, de cités de logements sociaux, de tissus d’activités, pour une grande part en friche, ou encore de grandes enclaves, telles la gare d’Arenc, dont on peut envisager à moyen terme le déplacement.

En continuité immédiat de la Cité de la Méditerranée ils posent à la fois la question de l’interface de cette opération avec les quartiers alentours et de sa couture avec les tissus existants, et celle de la nécessaire mutation de ces quartiers aujourd’hui sans réelle identité, pourtant au seuil de la centralité marseillaise.