Soutenance de thèse de doctorat en architecture de Camille Bidaud, 15 décembre

Publié le 2018-12-31 14:56:41

Camille Bidaud soutiendra sa thèse de doctorat en architecture:  "La doctrine des Monuments historiques en France d’après Paul Léon (1874-1962)" Université Paris-Est / Ecole doctorale 528 «Ville, Transport et Territoires» / UMR AUSser 3329 / IPRAUS / ENSA Paris-Belleville

Lieu : École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville, 60 boulevard de la Villette, 75019 Paris 

Date : samedi 15 décembre 2018 à 9h30

Thèse dirigée par : Jean-Philippe Garric, Professeur, Sorbonne-Université

Jury composé de : Antonio Brucculeri, Maître de Conférence, ENSA Paris-Val-de-Seine, Jean-Sébastien Cluzel, Maître de Conférence, Sorbonne-Université, Hélène Jannière, Professeur, Université de Rennes 2, Carmen Popescu, Professeur, ENSA Bretagne, Maria-Rosaria Vitale, Professore associato, Università di Catania

Résumé : Guidé par l’hypothèse que la doctrine des Monuments historiques – entre positions théoriques, appréciations subjectives et arbitrages opportunistes – constitue le point aveugle de la restauration en France depuis la fin du XIXe siècle, ce doctorat propose de rouvrir cette question, à partir des textes et des décisions de Paul Léon (1874-1962), principale responsable du Service des monuments historiques dans l’entre-deux-guerres. Bien que son rôle soit souvent méconnu aujourd’hui, Paul Léon a, en effet, une carrière exemplaire aux Beaux-Arts. Il a été responsable du Service des monuments historiques de 1907 à 1932, membre de la Commission de 1907 à 1962 et directeur des Beaux-Arts de 1919 à 1932. Il est de plus l’historiographe du Service. Par ses nombreux écrits, il est le principal auteur de la propagande du Service des Monument historiques pendant la première moitié du XXe siècle. Paul Léon justifie les pratiques en leur créant un cadre théorique sans énoncer clairement la doctrine, ni que cela ne se ressente. L’étude de ces textes, remarquables à ce sujet par leur cohérence et leur répartition chronologique, permet de mettre au jour la continuité des éléments doctrinaux sous-jacents et d’en observer les effets dans les travaux réalisés. Il est donc également nécessaire de questionner la pratique pilotée par Paul Léon, à travers l’analyse architecturale de projets réalisés : trois restaurations phares de la période (Saint-Remi de Reims, les places flamandes d’Arras et le Palais des papes d’Avignon), qui permet de comprendre les pratiques du Service. Cette analyse permet aussi d’observer les points de cohérences et les omissions des textes de Paul Léon et l’influence de la pratique sur les discours.