Exposition I WUPPERTAL, un film exposé.

Publié le 2019-03-25 12:21:43

Du 28 mars au 11 avril 2019 I Mezzanine basse

Vernissage jeudi 28 mars, 18 heures.

 L’Ensa-PB a accueilli en 2018 la résidence d’écriture de scénario de long-métrage WUPPERTAL du cinéaste Arnold Pasquier. Cette bourse d’écriture allouée par la Région Île-de-France invite à concevoir des ateliers autour de l’œuvre à l’attention de publics variés. L’exposition Wuppertal, un film exposé propose une mise en scène du scénario du film autour de La machine de peur, une lanterne magique construite par des étudiants de l’école pour faire apparaitre les fantômes. L’ensemble, constitué d’un film et de photographies de repérages invite à découvrir les paysages et l’écriture du scénario.

Le cinéma s’expose régulièrement dans les musées en déclinant de nombreuses variations. Ma proposition envisage de rendre visible un moment du film WUPPERTAL en écriture : le texte, les images, les voix rendent compte du scénario. La « machine de peur », scénographie conçue et construite par un groupe d’étudiants de l’école d’architecture de Paris-Belleville est remontée pour l’occasion. Elle est le point central d’une installation qui comprend un enregistrement d’extraits du scénario, lu par des acteurs, diffusé dans la « machine », et une série de photographies de repérages, présentées deux par deux sur des feuilles accrochées aux murs de la galerie. Le visiteur/spectateur peut ainsi composer, entre paysages photographiés et récits, un montage personnel du film en se projetant dans les scènes exposées.

 WUPPERTAL raconte le récit de personnages à la recherche d’une présence à embrasser. Que ce soit le dessin singulier d’une ville moderne de Sicile, le souvenir d’un ancêtre à retrouver en Italie ou la rumeur d’une histoire d’amour entre Pina Bausch et Rainer Werner Fassbinder au Brésil : les lieux sont des palimpsestes qu’il faut effeuiller pour comprendre le sens de sa quête. Gibellina, Rome, Senigallia, São Paulo, Belo Horizonte, Le Havre, Wuppertal sont des villes qui dessinent une autre Carte du Tendre où chacun s’essaye à un amour qui soit lui-même l’invention d’une forme d’aimer.

 Le scénario déploie un récit où les enquêtes se croisent parfois. Des singularités joignent leurs intuitions, des désirs s’assemblent. Les sujets de rencontres sont l’architecture et la ville, le théâtre et l’amour. Les corps s’embrassent et s’éloignent, se rejoignent ; les figures d’absences apparaissent dans le vacillement d’une lueur de lanterne magique puis s’effacent. Demeurent les paysages disponibles pour de nouvelles rencontres à venir.