Arrivée de Réjean Legault, professeur à l'Université du Québec à Montréal

Publié le 2015-10-03 17:51:07

L'Ecole accueille au sein de l'Ipraus, son laboratoire de recherche, Monsieur Réjean Legault, professeur à l'Université du Québec à Montréal, sur le programme d'invitation des chercheurs étrangers d'Université Paris-Est, pour l'année universitaire 2015-2016.

Réjean Legault

Diplômé en architecture de l’Université de Montréal, Réjean Legault poursuit ses études en histoire et théorie de l’architecture au Massachusetts Institute of Technology (Boston). Il obtient son Ph.D. du M.I.T. en 1997 avec une thèse intitulée « L'appareil de l'architecture moderne : New Materials and Architectural Modernity in France, 1889-1934 ». De 1991 à 1995, il travaille comme chargé d'études au Centre d'archives d'architecture du XXe siècle de l'Institut français d'architecture à Paris. De 1996 à 2000, il assure la mise sur pied et la direction du Centre d'étude du Centre Canadien d'Architecture à Montréal. Depuis 2001, il est professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal où il enseigne au programme de maîtrise en design de l’environnement ainsi qu’au DESS en architecture moderne et patrimoine.

Ses recherches, communications et publications portent sur l’historiographie de l’architecture moderne, sur la culture architecturale en Amérique du Nord, et sur la tectonique et les cultures constructives. Ses publications incluent Anxious Modernisms: Experimentation in Postwar Architectural Culture (coédité avec Sarah Williams Goldhagen, The MIT Press, 2000) ainsi que de nombreuses contributions dans des revues spécialisées, des ouvrages collectifs et des catalogues d’expositions.

Projets de recherche

Lors de son séjour à l’Ipraus, Réjean Legault prévoit de travailler sur deux projets de recherche. Le premier, de nature historiographique, porte sur la question du brutalisme dans l’architecture au cours de la deuxième moitié du 20e siècle. Il vise à explorer l’origine complexe d’une catégorie architecturale dont l’usage aujourd’hui généralisé recouvre une surprenante absence de définition critique. Le second projet, à portée plus théorique, se penche sur la matérialité de l’architecture moderne. Empruntant aux travaux qui replacent le matériau et le « faire » au centre de la réflexion théorique en art et en anthropologie, cette recherche examine le processus de matérialisation des matériaux dans l’architecture des années soixante. Bien que fondé sur des études de cas puisés dans l’architecture américaine, ce projet vise à jeter un autre regard sur le travail créatif de l’architecte, et sur la concrétisation de l’objet architectural.